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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 07:51
Aprés l'échec cuisant du FN et de sa marionnette Ménard à l'élection de la présidence de l'agglo se joue maintenant la deuxième manche des vice-présidences.

« L'article L 5211-10 du Code général des collectivités territoriales dispose que le Bureau de  l'Etablissement public de coopération intercommunale est composé du président, d'un ou de  plusieurs vice-présidents et éventuellement d'un ou de plusieurs autres membres.

Le nombre de vice-présidents est librement déterminé par l'organe délibérant, sans que ce  nombre puisse excéder 30 % de l'effectif de celui-ci.
Le nombre de conseillers communautaires composant le Conseil communautaire étant de 49,  le nombre de vice-présidents ne peut excéder 14. »

Les vice-présidents sont élus au scrutin secret à la majorité absolue.
Si, après deux tours de scrutin, aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue, il est procédé  à un troisième tour de scrutin et l'élection a lieu à la majorité relative.
En cas d'égalité de suffrages, le plus âgé est déclaré élu. »

Aujourd'hui il est est de 12, si l'oppostion de la ville de Béziers s'imagine qu'elle peut disposer d'une réserve de deux sièges, elle se met le doigt dans l'oeil....
Pourquoi cela ?
D'abord parce que les  comptes de l'agglo ont été épinglés par la cour des comptes et qu'il faudra bien réduire le budget. 
Deuxièmement, si la loi Richard du 31 décembre 2012 permet par un un vote à la majorité des  deux tiers d'augmenter de 30 % le nombre de vice présidences, leur ami "Robert" ne dispose pas des deux tiers  gagant même s'il souhaite "rembourser" sa victoire à l'élection municipale.
 
Pas sur du tout que les collabos récupérent une carotte.....

A titre indicatif voici le montant des indemmnités mensuelles des élus de l'agglo :
- Président : 2508 €
- Vice-Présidents : 2508  € 
- conseillers des communes : 228 €

Sauf pour le maire, les indemnités des  vice-Présidents et des conseillers communautaires sont fixés au taux maximal permis soit 66% et 6%.

Le maire étant à 66%  alors que la maxi autorisé et de 145 (de l'I.B. 2015).

 

Vivement lundi et qu'ensuite le ménage commence et la résistance se mette en place. 

Le côté inattendu réside dans le fait que l'on ne pourra tondre personne, les collabos sont déjà chauves...

 

 

Bouillaquette


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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:50

Et oui, on sait tous que le maintien de la liste de Jean Michel Duplaa a donné la mairie au FN. 

Mais, outre les arguments du style "on est la vrai gauche", "il faut une opposition de gauche à la mairie" etc...

Quand est -il exactement ?

Est-ce bien vrai toute cette soupe que l'on sert aux biterrois ?

Ce qui est certain, c'est que depuis dimanche dernier, si on analyse les commentaires des uns et surtout des militants FN en réponse à certains articles et bien on constate que miraculeusement la conversation tourne autour de l'agglo !!

"Duplaa aura l'agglo..." "il en est hors de question..."

c'est plutôt marrant, mais comment diable Jean Michel Duplaa pourrait-il avoir l'agglo ? aurait -il passé un accord avec son ami Robert ?

Faisons les comptes : 

Robert Menard sera minoritaire au premier et second tour, Jean Michel Duplaa (que l'on  nous sert déjà comme un homme consensuel, intelligent et patati et patata...preparerait-on  psychologiquement les masses stupides à la traduction d'un accord contre nature ?) plus que minoritaire, Elie Aboud sur le fil. 

Si malencontreusement les voix de Menard se désistent au troisième tour en faveur de ....Jean Michel Duplaa, miracle ! les deux additionnés pourraient avoir l'avantage.  

Les militants du FN ne diront rien puisque l'agglo était impossible à gagner et il les enfumera bien au second tour...il  n'ont rien dans la tête. D'ailleurs n'était ce pas la première qualité requise  pour faire partie de la gestapo ?

Afin, des tractations qui vont bon train et espérons que dans un sursaut républicain les élus voteront de manière honorable et non pas dans un esprit de collabo comme certains. Dans tous les cas nous auront les moyens d'analyser les résultats et de savoir qui a voté quoi....nous ne manquerons pas de vous en informer.

En conclusion on peut dire qu'avec cet accord FN/exPS/PC BEZIERS EST DEJA UN LABORATOIRE !

Marine lepen n'a pa besoin d'avoir d'autres idées, celle là valait bien tout ce que l'on peut imaginer de plus ubuesque.

 

Bouillaquette

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 19:35

 

 

On connaissait depuis longtemps l'amitié qui unie Aimé Couquet et Jean Michel Duplaa mais on a découvert plus tardivement (avec son arrivée sur Béziers) l'amitié qui existe entre Robert Ménard et Jean Michel Duplaa. 

Peu de commentaires à faire sur les derniers résultats si ce n'est qu'ils lui sont propres et sont à l'image de la campagne qu'il a effectuée ou plutôt qu'il n'a pas effectuée.

Campagne centrée sur la culture alors que Béziers crève de faim et s'enorgueillit d'un des plus fort taux de déscolarisation de l'académie...ça laisse songeur sur les intentions. 

Intentions qu'on "suppute" à travers  ses déclarations dans libération.

Ce sera donc sans surprise qu'on a appris qu'il ne se retirera pas au second tour préférant donner la victoire au FN plutôt qu'à Elie Aboud.

Quelle image déplorable pour le PS. le PC s'en moque, il est déjà au fond du trou...

Ce soutien ouvert au FN, puisqu'il s'agit de ça, a quand même obligé Solférino à lui retirer l'investiture pour le second tour. 

Attention ! cela ne veut pas dire qu'ils sont exclus....gage que le PS nous les resserve en députés européens, sénateurs (se serait le pompon, n'en déplaise au "capo") ou autre...!!

De même, se pose la question des élus du PRG  et d'EELV qui ne pipent mots...ils pensent peut être qu'en soutenant le FN derrière Duplaa personne ne les verra ?

Electeurs de gauche sur Béziers, bien sur le choix entre FN et UMP n'est pas réjouissant mais laisser Ménard venir s'intaller avec Lepen dans la cité sera notre plus grande erreur si nous votons encore cette liste de C.... au second tour.

Bouillaquette

Libération

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:26

 

 arcas

 

COMME AIRETTE barrage réservoir d’eau douce  détruit et remplacé  par une réserve de bois secs. ARCAS, chef du PS local, AFFUBLè de qualificatif  tel que : marmiton, rougeole, président des présidents, rubéole, rat taupier, choubac. ARGENT touche 10 600 € par mois d’indemnités en  plus de sa retraite de prof. AVANTAGE, prioritaire aux siens avant l’intérêt général. 

   B COMME BAOUS, camping olarguais situé  au bord du Jaur, déclaré tout les étés impropre à la BAIGNADE, laisser-faire total par l’ARS  ou il a ses entrées et que vive la salpingite, dermatoses chez Arcas, considérées comme dangereuses par les chercheurs de l’université de Montpellier ; la  solution, remettre en états les stations d’épuration.  

 

           COMME CREATEUR de CALCAIRE, tartre, CALCITE, entarteur de tuyauteries en tous lieux, et tous débits. Depuis que le Siae fora au-dessus de Vieussan la nappe de Montpeyroux, il nie l’évidence en diffusant de fausses infos sur la vraie teneur en calcaire (voir brochure Siae sur le site ayrettesanseau). CUMULUS  farcis de concrétions, les fabricants de ballon d’eau chaude font fortunes dans le secteur. CUMULARD impossible de laisser sa place tellement il y est collé. CONSEIL du Siae : lavez-vous à l’eau froide pour éviter le CALCAIRE

 

COMME DYNAMITEUR, il a prétendu longtemps « mettre en transparence »l’airette. DESTRUCTEUR des terrasses du Caroux (plus de soixante villas hideuses, installées en dépit du bon sens pour faire plaisir à Pierre, à Jacques ou à Paul éphémères encartés au PS en échange d’un permis de construire discrétionnaire. DELEGATION de compétences,  sa secrétaire au collège a subi une délégation des compétences remarquable et très rare chez lui.  DIRECTEUR de collège fictif champion toute catégorie d’absentéisme, des générations de mômes peuvent témoigner. Petit DICTATEUR voir le film de Chalot

COMME EIFFEL, éphémère peinture verte qui a viré au rouge chimérique d’un pont de voie ferré attribué à Eiffel, un type de mythomanie remarquable. C’est Fives Lille qui l’a construit, Eiffel n’en a jamais entendu parler. ENDETTEMENT vivre à coup de subvenions publique il reste 130€ par habitant, voire plus, à la charge  du citoyen. Vu la montagne de travaux entrepris, parfois inutilement, la dette est conséquente, 1250 € à Olargues par foyer de contribuables dans le top 10 des villages endettés.

 

COMME FANFARON FEODAL FARCI de FABLES. FACSIMILé, usurpation, détournement de commémoration, captation de maquisards au profit d’une bourgade  qui n’a pas  forcément eu un passé honorifique.  FAUT pas oublier de rappeler la tannerie d’olargues  lieu de passage de réfugiés, déportés ou de jeunes en partance pour le STO et la section du groupement 23 des chantiers de jeunesse qui durant la Seconde Guerre mondiale sont passé dans ce camps d’internement.  Jusqu’à ce jour aucun souvenir de mémoire n’a été fait  pour commémorer  le  triste passage de ces personnes dans ce lieu situé à olargues.

 

         COMME GERMES ;  trouvé dans plusieurs bassins des hameaux une longue histoire de GERMES à raconter. GESTION erratique des fonds public : le Siae est au bord de la faillite. GARANT du bien être des habitants en collant un hangar suffisamment haut à la vielle bâtisse moulin banal,GARANTISSANT à son propriétaire  une vue imprenable sur la tôle ondulé qui GACHE cette  propriété plus que centenaire définitivement dévalorisée.

 

          COMME H2O, pseudo prof de chimie (son vrai métier) il a oublie le dosage des bases au phénol phtaléine et prétendit que l’eau du couduro était trois fois moins basique qu’en réalité ; un môme de cinquième, muni du manuel  la chimie pour les nuls aurait indubitablement établi les vrais chiffres qui aurait évité aux abonnés des pertes sur les machines à laver sévères.

    

       COMME INVENTEUR de catastrophe naturelle. IAGO le traître pervers des pièces de Shakespeare, INDICE salarial de sa secrétaire  qui ne respecte pas le statut de la fonction publique territoriale, celui du cantonnier sous payé aussi. INIMITABLE, le campotel laissé à l’abandon au profit d’un carré des services publics aussi horrible que superflu, une dépense publique INUTILE.

 

               COMME JARDILAND (à la place du lac de l’airette), JARDIN d’iris, jardins médicinal, jardin méditerranéen (le plus cher d’Europe).JEUNESSE aux abonnés absents : terrain de foot vide, plus de salle, pas d’animateur de rue.  JEU de chaises électorales, le meilleur en la matière pour placer ses amis ou ses affidés dans les 14 mairies de la comcom orb-jaur, monopole absolu garantit. JE suis tout et JE veux plus

 

        K COMME KOtechnique pour bientôt et financier pour demain. KIM IL JUNG le dictateur coréen, son modèle en matière de démocratie, grand manipulateur des Azais, Molières et autres envoyés gangréner les rares associations qui prennent en main les dossiers chauds. KAYAK et Enduro VTT  sont les seules activités reconnues culturelles du canton.

 

COMME LISSON et LOPEZ. La décharge de Lisson a pollué irréversiblement en métaux LOURDS (arsenic surtout) tout le flanc nord du Naudech. L’entreprise Lopez exerce un monopole de fait sur les travaux de la commune d’Olargues. LOUPè la maison de service sa beauté naturelle occupe toute la place.

 

 COMME MAFIA ROSE dite aussi les « élus d’abord ». MAGOUILLE de l’autre coté du Jaur où on fait la loi pour soi ; ainsi un tueur est hébergé, gratuitement, au campotel, donc au frais  des communes, pendant tout un hiver. Avec la justice pas de problème le PS a des amis bâtonniers et il s’en vante.  Lire la  « la source d’inspiration juge Roy Bean », « La Loi à l'ouest du Pecos ».

 

  COMME NULLE et non avenue l’action du PS en matière de défense du service public.  NEOFASCISME rural, tout pour la famille, les amies, les intérêts privées, le clan ; les personnes qui démontrent les forfaitures de bien public au profit de privés sont conspuées.

 

.

  O COMME OUVERTUREà droite, aux fachos et aux curés. ORGUEIL et vanité, pratiques très aux points pour s’accommoder des idées des autres pour lui et en tirer tout les avantages exemple Cebenna, FIls des arts subventionnés et mis aussitôt sous tutelle. OLARGUES siège social du président des présidents, capte toutes contributions de l’Europe. OUVERTURE à son clan et fermeture au public.

 

 P COMME PANIER PERCE, PLANTE MEDICINALE,PARC  naturel régional du Haut Languedoc trafiqué en zone industrielle et dont il se verrait bien PROPRIETAIRE  PRESIDENT. Directeur des présidents (du clic d’or au club du tourdre farci aux airelles du Montalet, en passant par la présidence des maires du massif central et de la montagne héraultaise. 14 présidences en tous)

  Q COMME QUEDALLE que du beau chez lui à olargues et rien ailleurs, une seule commune la sienne. Voir la désolation de Saint Etienne, de Mons, si vous pensez que la Comcom traite les communes sur un pied d’égalité. Voir le luxe de Mauroul comparé au Sahuc ou à La Coste. QUESTIONsans réponse est son jeu télé préféré. 

  R COMME RASMUSSEN  ex chef de l’Otan implanté à ceps dans une villa de 250 m2. Arcas qui n’avait jamais pensé à entretenir les tuyaux a failli l’intoxiquer au plomb ; depuis il le caresse tellement qu’il lui a enlevé de devant chez lui les éoliennes que, la verte de gris, prévoyait d’installer. Ressources humaines du conseil général où il exprime un mépris du syndicalisme intense. REPARTIR pour un énième mandat afin de camoufler encore un peu plus le désastre accumulé depuis 36 ans.

  COMME SAINT VINCENT D’OLARGUES où il a ses villas et  où ses chiens peuvent  faire tomber la voisine  qui portera plainte  et sera outragé publiquement pendant les 14 cérémonies des vœux  de campagne électorale. Zone de non droit, les voisins  peuvent en parler. SIAE qui collecte 500 000 euros sans pouvoir réparer les tuyaux.

  COMME TRIPLITTETEILLAUD qui se TAILLE avant le TSUNAMI. Comme l’écrit  Midi Libre, Teillaud est bien parti de lui-même, comme chef-chef au conseil général de l’Hérault où il avait jusqu’alors occupé un emploi fictif, car il sait mieux que personne la grosseur de la patate chaude s’il  avait succédé au marmiton.

  COMME UNI POUR LE PIRE A LA COMCOM, qui appauvrit toutes les communes adhérentes à la communauté des communes, assèches les finances des communes et capte l’impôt du contribuable au bénéfice du partie socialiste.

 

   COMME VASSAUX. La vigneronne irriguée par de l’eau potable, le kakou en Subaru bleu pétrole façon go fast, le cantonnier de luxe, le promoteur de lotissements perchés, saint martin du tiroir caisse. Jamais plus de trente cartes,  que des élus vassalisés, notion de militant de base PS inconnue. VANNE de VIDANGE de l’airette, jamais entretenue, coût en cours.

   

  COMME WAGON de casseroles : le moulin banal, la première station d’épuration emportée dès la première crue en vacances à Béziers, le campotel à l’abandon,  la décharge non réhabilitée  seulement couverte de terre, la fuite de capitaux du Jardin Méditerranéen et surtout le dynamitage de l’airette : ni oubli ni pardon

    COMME XENOPHOBIE de base, vendre n’importe quoi pourvu que l’argent rentre au profit de l’immobilier. Comme quel MONSIEUR X  sera élu au conseil général nouvelle formule en 2015, ce ne sera pas  rubéole et si c’est « Mecsita »le pire est à redouter.

    COMME « Y A RIEN ICI POUR SE SOIGNER », la maison de retraite La Châtaigneraie est un mouroir en haut d’une pente d’où pas un vieux ne descend plus, l’infirmier des pompiers jamais là, l’hélico toujours en réparation, tout pour le goudron quedalle pour la prévention (un défibrillateur caché sur le mur nord de la mairie et c’est tout).

   COMME ZONE DE DEVELOPPEMENT EOLIEN ; le PS travaille à en implanter dix d’abord puis trente, là où on ne les voit pas depuis Olargues, sur les Avant-monts, à Ferrières Poussarou ; les vassaux font chorus. « Augeix » PDG d’EDF énergies nouvelles multiplie l’application de  la graisse à la silicone (pas de traces !).

                              

Rédigé par des Indignés, le texte est indépendant de l’association attac Jaur somail

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:22
1993 – 2014 le développement économique
du système PS en image

 

St pons 2014

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:18

blondeau

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 11:46
Pierre et Olympe
POUR certains, la formule « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante », gravée sur le fronton du Panthéon lors de son inauguration pendant la Révolution, serait essentiellement vieillotte. Dans ce cas les paroles de la Marseillaise sont à jeter, tout comme la moitié des traditions républicaines de ce pays (la Commune, et non la Communauté de communes, en pilier de la démocratie) ou encore le préambule de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, rédigée dans un style antédiluvien.
François Hollande doit décider bientôt des deux prochains panthéonisés. Pour critère de choix, André Malraux suggère « celui qui, face à une nécessité écrasante, n’a pas baissé les bras et a su dire non, sans accepter la fatalité ». À mon sens il s’agit d’abord de corriger une aberration. Sur les quelques 80 héros panthéonisés, il y a… deux femmes. Deux chimistes : Sophie Berthelot et Marie Curie. Le président est assez manoeuvrier pour échapper à l’obligation de placer enfin parmi les grands hommes une grande femme. Et
l’une s’impose de toute évidence : Olympe de Gouges, révolutionnaire, écrivaine, femme libre et femme de tête, ennemie de l’esclavage et surtout fondatrice de l’antisexisme.
Auteure de pièces engagées, girondine, amie de Condorcet et adversaire de Marat et de Robespierre par refus de la justice expéditive, Olympe de Gouges, guillotinée pendant la Terreur pour excès d’humanité, a rédigé dès 1791 la Déclaration des Droits de
la Femme et de la Citoyenne, un texte à relire ‒ ceux qui aiment l’emphase diraient un texte prophétique de la lutte pour l’émancipation de la femme. Il a fallu attendre deux siècles pour que ces principes entrent un peu en application. Rarement dans l’histoire une révolutionnaire aura aussi bien et d’aussi loin dessiné l’avenir. C’est peut-être bien parce qu’elle est emblématique de ce qui fait la conviction militante : « de chacun selon ces capacités, à chacun selon ses besoins », que le président l’oublierait.

Cinquante ans après Jean Moulin il manque un résistant à l’appel de la reconnaissance de la patrie, comme l’a fait remarquer Malek Boutih, député de l’Essonne (insulté gravement par Kléber Mesquida pour n’être point un godillot d’Ayraultport). Un résistant qui a su déceler avant tant d’autres (Marchais) le danger nazi, rompre d’emblée avec la politique d’abandon, théoriser l’action terroriste (oui, terroriste, il l’écrivit noir sur blanc) de la résistance intérieure,organiser son action, se rallier à de Gaulle (qui venait de l’extrêmedroite maurrassienne) par réalisme, alors qu’il venait de la gauche jaurésienne, se sacrifier quand sa capture risquait de mettre en danger ses camarades. Cet homme, c’est Pierre Brossolette. Éditorialiste du Populaire, il fustige les accords de Munich (qui entérinent la colonisation de la Tchécoslovaquie par le Reich), contre l’avis du directeur du journal, Léon Blum. Il entre dans la Résistance dès 1940 avec les anarchistes catalans
et rejoint le réseau du Musée de l’Homme. Il échappe à son démantèlement, poursuit le combat, passe à Londres où il mesure la valeur du Général non sans s’opposer à lui (sur la question de l’armement du maquis avec des bibelots par Churchill), vient en France pour réorganiser la Résistance après la fin de Jean Moulin.

Homme de colonne vertébrale qui savait s’opposer à l’activisme sans principes (contre le mot d’ordre « À chacun son Boche !» ) quand il le fallait, il a été pris par la Gestapo. Plutôt que de risquer de parler, il s’est défenestré dans un acte de sombre courage. Son sens de la ruse, sa lucidité et son esprit intrépide sont autant de repères pour agir aujourd’hui à gauche du possible. Olympe et Pierre : ces deux prénoms s‘imposent pour
le Panthéon. Ils honorent le passé et préparent l’avenir, aurait dit Germaine Tillon.

Pierre Blondeau anime la liste « l’Humain d’abord » pour les municipales de Saint-Pons le 23 mars 2014
 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:13

 

RETROUVONS NOS PRINCIPES!
AVEC PIERRE BLONDEAU FRONT DE GAUCHE pour SAINT-PONS de THOMIERES
Madame, Monsieur,

En mai 2012, après dix années d’un gouvernement de droite marquées par le banditisme politique, les attaques contre les retraites et la radiation de centaines de milliers de chômeurs en fin de droit, les Françaises et les Français confiaient le destin de ce pays au PS.
Ils choisissaient les principes fondateurs de la République chère à Jean Jaurès, les valeurs de dignité, d’égalité et de justice sociale face au clientélisme, au profit et au chacun pour soi.
Aujourd’hui il est plus que jamais nécessaire de donner aux citoyens de base un mandat pour gérer les communes. Nous vous proposons de choisir « l’Humain d’abord », antidote de l’austérité. De tout faire face à une droite qui multiplie les projets d’attaques de rue contre le modèle social français et face à un Parti dit Socialiste qui protège les riches et enfonce les pauvres. C’est possible! Le Front de Gauche m’a investi ici, dans les Hauts Cantons de l’Hérault, pour cette mission, comme il a investi dans toutes les Communes de France et d’outremer des femmes et des hommes résolus à agir pour plus de dignité et bien-être social.
Avec, il faut le dire, un contexte particulier dans notre vieux et beau village. L’affaire du Corbeau et le mépris pour les humbles ont valu à Kléber Mesquida une réprobation générale. Le PS en a tiré les conséquences et KM a dû démissionner de la fonction de maire intermittent.
La complaisance de l’ancien maire de Saint-Pons avec la droite (l’élection de Raymond Couderc aux sénatoriales pour lui servir de tremplin contre Georges Frêche), son autoritarisme, son irrespect pour les citoyens l’ont fait sortir du champ de la Gauche et de ses principes qui ont fait le Front Populaire, le CNR*, Mai 68 et le Larzac aux paysans en 1981.
Aussi, à Saint-Pons, garder le village à gauche, c’est changer de majorité.
C’est essentiel pour notre village où il est urgent de mettre en oeuvre des actions pratiques pour les priorités qui sont celles du Front de Gauche : l’emploi vert, l’autonomie énergétique, l’hôpital local et le traitement des déchets.
C’est essentiel pour s’opposer dès demain aux projets éoliens du Conseil général de l’Hérault qui liquident l’originalité du Parc Naturel Régional.
C’est essentiel pour défendre des alternatives face aux projets du PS (P comme pansu S comme sicaire) les plus nocifs contre les retraites, contre l’autonomie des 37000 Communes, contre le services public de l’emploi.
C’est essentiel pour créer dès demain les conditions d’une riposte constructive à la montée du néofascisme maritime, les conditions d’une victoire de la gauche aux prochaines élections européennes.
Ce sont les enjeux de cette élection municipale de mars 2014 et du mandat que m’a confié le Front de Gauche.
Vous en connaissez les termes. A vous maintenant d’en relever le défi avec nous, avec la liste ‘’L’Humain d’abord’’.

UN PROGRAMME
pour L’AVENIR de Saint-Pons de Thomières

L’EMPLOI
Vingt pour cent de la population active de St-Pons au chômage (10% en France) , le village et la région Languedoc Roussillon s’enfoncent peu à peu dans la précarité généralisée …
Que peut faire la Commune concrètement?
Une régie de l’énergie créera des emplois verts et abaissera la facture d’électricité et de chauffage. La commune dispose d’un potentiel en bois, torrents , soleil et vent exceptionnel pour développer l’autonomie énergétique. Le financement se fera aux dépens des subventions à l’éolien industriel sur le Parc dont St-Pons est le siège depuis sa création en 1977. Cela représenterait plus de cent cinq millions d’euros ainsi libérés pour l’initiative locale.

LE LOGEMENT
Sur le village la question du chauffage des logements s’avère le principal problème. Si la gravité de la disponibilité en appartements ne se pose pas avec la même acuité que dans les villes, cela existe aussi, notamment pour des couples de jeunes qui recherchent une location.
Que peut faire la Commune concrètement?
Mettre l’isolation et la rénovation au rang de première priorité.
Coordonner un plan ‘’bois de chauffage’’ en liaison avec les pros de la Vallée afin de disposer de bois sec et en quantité. Les séniors qui n’ont plus la force et les juniors qui n’ont pas les moyens de transports verront la facture du nucléocrate EDF baisser significativement.
Obtenir les crédits finançant les chauffe-eaux solaire.
Rendre le logement accessible aux jeunes avec un prêt municipal à taux zéro pour l’installation.

L’ENVIRONNEMENT
A l’heure où l’avenir de notre planète est discuté au plus haut sommet des Etats, les Communes ont une responsabilité historique pour préserver notre environnement.
Que peut faire la Commune concrètement?
La question de l’eau se pose avec acuité. Dans le château d’eau de l’Hérault le bien commun eau manque de qualité et manque en quantité. Refaisons ce qui a été défait, le service public de l’eau. Les trente premiers mètres cubes gratuits, avec toute l’eau qui descend de nos montagnes, c’est possible, à condition de le vouloir.
Compostage rustique des déchets. La lutte de la Sita mérite que les déchets d’ici soient traités ici.
Contribuer à fonder l’éco région la plus performante d’Europe par réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2016 en Languedoc –Roussillon.

LA SANTE
L’hôpital local est en péril, la logique de désert médical apparaît, les remboursements de soins sont de moins en moins garantis, l’égal accès de tous à la santé est remis en question … Le problème de la malnutrition refait surface.
Que peut faire la Commune concrètement?
Refonder l’hôpital local, sinon les décès par infarctus et AVC se multiplieront, compte-tenu des délais d’acheminement sur Castres.
Mettre en oeuvre l’agenda 22 organisant une réelle insertion des personnes en situation de handicap.
Prendre en charge une partie de la mutuelle pour les jeunes du village les plus démunis, les femmes seules au minimum vieillesse.
Sillonner les hameaux avec un bus infos-santé (cofinancé en intercommunalité au lieu de la fièvre du goudronnage ambiante) capable d’assumer la prévention.
Fonder une épicerie sociale de qualité, renouer avec le manger sain d’avant la crise de 2008.
Vous voterez ’’ l’Humain d’abord ’’
Parce que le village n’a pas besoin du parti socialiste.
(Et comment voter à droite?)
Vous voterez ’’ l’Humain d’abord ’’
Parce que l’hôpital local c’est l’urgence des Urgences.
( Et pourquoi ce fut négligé à ce point?)
Vous voterez ’’l’Humain d’abord’’
Parce que les riches, la mafia rose,votent pour les autres.
( Et que les autres le savent)
Vous voterez l’Humain d’abord
Parce que l’austérité augmente avec les bavardages.
(Et les PS parlent, parlent...)
Vous voterez l’Humain d’abord
Parce que Vous êtes un fonctionnaire qui travaille.
(Et tu n’as jamais demandé de passe-droit au PS)
Vous voterez l’Humain d’abord
 Parce que tu ne dépends ni de ton mari, ni de ton papa, ni de ton confesseur.
(Et tu aimes tes enfants)
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 15:21
L’humain d’abord !
« Le monde fou que nous avons sous les yeux est le résultat de la domination accrue du capital financier sur le monde, le produit monstrueux de deux décennies de politiques néolibérales qui ont jeté les germes d’un grave recul de civilisation. Cette situation a été rendue possible par le dépérissement de la démocratie : dérives autoritaires des institutions, abstention de masse, vie politique censitaire, uniformité médiatique, rétrécissement du débat politique aux dogmes de la pensée unique, institutions non élues faisant prévaloir les normes libérales sur la volonté des peuples… « La meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuples ». Cette vieille formule de Machiavel n’a rien perdu de son actualité.
Pour secouer la tyrannie des marchés, il suffit donc que le peuple se mette en mouvement. Cela commence par chacun de nous. »
Programme du Front de Gauche
Le saviez vous ?
1 Maison de retraite de Saint-Pons
Courant semaine 46, deux pensionnaires ont été emmenés, puis recherchés par un véhicule de service afin qu’ils puissent déjeuner en ville. Bravo ! Au moins, les véhicules servent aux résidents. Mais pourquoi refuser sous couvert d’économie, le même service à ceux ou celles qui doivent aller chez le dentiste ou à la banque ? Deux poids, deux mesures ? Ou est-ce à la gueule du client que ce privilège est attribué ?
2 Il faudra consoler Georges Mendel*
Un petit bureaucrate à poils durs, voulant certainement se faire bien voir de sa hiérarchie privatisée, a décidé, semaine 46, de faire enlever des boîtes aux lettres dans les rues de Sant-Pons. Ce qui contribue à casser un peu plus le service public local. S’en est-il seulement rendu compte ? Abruti par les directives de son directeur départemental, sous couvert de rentabilité ( ?), ce zélé prive des riverains de leur boîte aux lettres de proximité, que les contribuables ont payé de leur poche depuis des décennies, faut-il le rappeler ? Le plus grave de cette histoire, c’est que ce fayot, cette graine de néolibéral, ne s’est même pas senti obligé d’informer la population, de concerter, de s’expliquer. Ce qui est, soidisant, le maître mot actuel de la poste. Révélateur de la pensée du gonze. Quant à la non réaction de la mairie, c’est comme d’hab. Le bien public, ils s’en tapent, les noix !
*Ministre des PTT en 1934. En pleine crise, il restructura la Poste en un véritable service public.
Il fut très apprécié des facteurs de la base. Républicain farouche, il fut assassiné, massacré lâchement dans les bois par la Milice en 1944.
3 Hommage à un camarade
Un vrai camarade est parti. Georges Apap, homme libre au grand coeur, qui a toujours défendu la cellule Jacques Roux, surtout pendant la sombre histoire du Corbeau de Saint-Pons, est décédé le 19 novembre 2013 à l’âge de 87 ans. Humble, altruiste et farouchement déterminé, il était un véritable militant de la gauche révolutionnaire un communiste authentique. Nous n’oublierons pas son message, sa foi en un monde meilleur, égalitaire et fraternel.
Vive la sociale et « hasta la victoria siempre » ! Collectif éditorial
4 Et la laïcité, nom de Dieu ! (Midi Libre du 25 novembre 2013)
« En l’église, Rudy Ropital a lu devant ses hommes (en grande tenue, nous présumons) un texte issu des épîtres de Saint-Paul (…) »
Pour mémoire Rudy Ropital est le commandant de la compagnie de gendarmerie de Béziers. Gendarmerie, pilier cardinal de la République française, laïque, faut-il le rappeler ! Ecouter lors d’un office religieux le rabbin, l’imam ou le curé, pourquoi pas ? Mais être l’acteur principal de l’office alors qu’on est le chef des militaires de l’assemblée, là, le bât blesse. Mélange inopportun des genres. Acte dévot, cautionné d’ailleurs par des élus de la République calotins (cf. : photo accompagnant le texte de cet article).
Rudy Ropital était le chef du détachement musclé de la maréchaussée qui aurait bien aimé pouvoir virer les jeunes du squat de Cabanes à Courniou, à la nuit tombante, il y a environ un an et demi… A l’époque, il ne disait pas la messe, mais il voulait rédiger lui-même l’article de la correspondante du Midi Libre, rôle qui, bien sûr, ne lui était pas dévolu (Il faut savoir que cette dame a été obligée de se planquer pour éviter de se soumettre aux exigences de ce gendarme.) P.B.
5 Arcas II, le retour
Il y a trois ans, Mesquida, excédé des incartades de Jean Arcas, lui barrait la route pour le poste de président de notre Parc et, pour le punir, validait le deuxième mandat, exécrable d’ailleurs, de Daniel Vialelle (cf. les anciennes « La Commune »).
En 2014, cette présidence doit, a priori, revenir à un élu de l’Hérault. Comme Arcas ne pourra plus être conseiller général, ce poste étant supprimé, l’investiture du PS pour le poste de conseiller territorial pour l’Ouest de l’Ouest allant à Mesquida, Arcas a éliminé Pierre Teillaud* pour la mairie d’Olargues. Et donc, comme premier magistrat de cette petite ville, il revient en lice pour le PNRHL.
Tudieu ! Quel acrobate ! Comme pour son collègue du Parc des Grands Causses, dont le siège est à Millau, faux derche comme il est, il aura (certainement) droit à une occupation en règle des locaux du Parc, afin qu’il rende enfin des comptes aux citoyens indignés de sa manière de faire. Déjà, ceux ci, d’une certaine façon, ont commencé à fêter de la sorte le prochain départ de Vialelle, le mercredi 11 décembre dernier.
Un seul mot d’ordre : Arcasse toi !
5décembre 2013 P.B.
*Devant tant d’ingratitude, Pierre Teillaud a jeté l’éponge. En définitive, c’était le moins mauvais
de la bande.
« Hollande caresse la finance, le peuple répond résistance ! »
(un des slogans de la manif. du Front de Gauche du 1er décembre 2013)
Le grand marché transatlantique ne se fera pas !
Le Parc Régional et l’éolien industriel

Pour le projet éolien de Ferrières-Poussarou (qui, rappelons-le, se situe sur la crête des Avant-
Monts, se verra de partout, et impactera lourdement notre région), les élus du Parc avait d’abord
émis un avis défavorable, et, sans qu’il y ait rien de nouveau, juste avant l’enquête publique, ils se
sont reniés. Après l’article du Canard Enchaîné sur la collusion entre la Ligue de Protection des Oiseaux
de l’Hérault et EDF EN, il y a vraiment de quoi se poser des questions.
C’est d’une absurdité sans nom :
Pour « gagner » trois sous (La commune Ferrières et la Communauté de communes se partageraient
200 000 €), les élus sacrifieraient des ressources importantes : le tourisme rapporte au bas mot 30
millions d’euros sur la zone concernée et les Bâtiments et Travaux publics, 40 millions.
Que disent les professionnels du tourisme ? que des sites abîmés pourraient voir leur fréquentation
baisser de 30 % à 50 %. (cf. le journal « Le Parisien » du 11 novembre 2013)
Même si on se place dans une estimation très basse, soit seulement 10 %, cela ferait 7 millions
de perte de ressources (avec évidemment des emplois qui sauteraient).
Car qui viendrait séjourner pour ses vacances au pied d’éoliennes géantes ? Qui construirait ou achèterait
une maison avec un paysage abîmé ?
Pour obtenir 200 000 €, perdre au grand minimum 7 millions d’euros ! C’est d’une bêtise !
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Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale - dans La commune
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 16:35

Le militant communiste propalestinien est incarcéré depuis près de trente ans. Or une simple signature du ministre français Manuel Valls suffirait à rendre au Libanais de 62 ans sa liberté.

«Je suis ici, Messieurs, pour vous demander simplement de bien vouloir laver vos mains maculées de notre sang et du sang de nos mômes, avant de prétendre nous juger, car celui qui accepte de fouler aux pieds le sang de vingt-cinq mille morts tombés au Liban lors de l’invasion impérialo-sioniste de 1982 ne peut qu’être le complice direct de Reagan et de Begin dans leur guerre d’extermination contre notre peuple.» Ces paroles, Georges Ibrahim Abdallah les a prononcées le 26 février 1987, lors du procès qui allait conduire à sa condamnation à perpétuité par la cour de justice de Paris, pour «complicité d’assassinats» en tant que leader supposé de la Fraction armée libanaise révolutionnaire (FARL), responsable des meurtres du lieutenant-colonel Ray, attaché militaire adjoint des USA en France, et de Yacov Barsimentov, conseiller à l’ambassade d’Israël.
A l’époque, ce militant communiste et pro palestinien a vécu les affres de dix années de guerre civile au Liban. Il vient d’assister impuissant au massacre des Palestiniens réfugiés dans les camps de Sabra et Chatila en septembre 1982 par les phalangistes chrétiens libanais, sous les yeux de l’armée israélienne, tandis que la Force multinationale venait d’escorter dix mille combattants palestiniens hors du Liban. Un massacre jusqu’à ce jour impuni.

Un avocat barbouze
Vingt-neuf ans après son arrestation à Lyon le 24 octobre 1984, le Libanais désormais âgé de 62 ans est, lui, toujours enfermé en France, lui donnant le statut peu enviable de plus vieux prisonnier politique d’Europe. Paradoxe: plus sa détention se prolonge, plus les preuves sur l’opacité de son inculpation s’accumulent, au même titre que le nombre de personnalités de tous bords qui réclament sa libération.
Arrêté au départ pour possession d’un faux passeport algérien, Georges Ibrahim Abdallah est condamné une première fois en 1986 à quatre années de détention pour détention d'armes et d'explosifs.
Un an plus tard, lorsqu’il comparaît à nouveau, la France vient d’être le théâtre d’une vague d’attentats meurtriers, faisant treize morts et plus de trois cents blessés, revendiqués par le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes (CSPPA), qui exige la libération d’Anis Naccache, de Varoudjian Garbidjian et de Georges Abdallah.
Sauf que, entre les deux procès, la Direction de la surveillance du territoire (DST) découvre soudain l’arme utilisée dans les attentats de Charles Ray et de Yacov Barsimentov, dans un appartement parisien loué par Georges Abdallah. L’avocate Isabelle Coutant-Peyre, alors membre de l’équipe de sa défense, s’étonne: «Le tribunal n’a pas hésité à condamner notre client à la prison à vie, malgré les protestations de l’équipe de la défense que les preuves contre lui n’étaient pas incluses dans le procès initial et aient été fabriquées plus tard pour le faire condamner rétroactivement», livre-t-elle au quotidien libanais al-Akhbar.
Une condamnation à vie d’autant plus dure à avaler que son premier avocat, Jean-Paul Mazurier, n’est autre que la taupe qui a renseigné la DST contre son propre client pendant plusieurs années: «Le plus grand danger que j’ai connu, c’est de me retrouver seul après une rencontre avec Abdallah, pas fier de moi. C’est affreux d’exploiter la conscience d’un homme, de berner l’autre», se repentit-il en 1987 dans le livre L’agent noir du journaliste de Libération Laurent Gally, ouvrant la porte à une possible annulation de la procédure judiciaire.
Autant d’anomalies qui font aujourd’hui sortir de sa réserve le patron de la DST de l’époque, Yves Bonnet: «J’ai un problème de conscience dans cette affaire», déclare-t-il en 2012 à La Dépêche du Midi en parlant de «vengeance d’Etat». Alors que Georges Abdallah entame sa trentième année derrière les barreaux, Yves Bonnet rappelle que des trois condamnés à perpétuité dont la libération était réclamée par le CSPPA, seul Abdallah est encore sous les verrous. Un malaise d’autant plus prononcé qu’Abdallah devait être échangé contre Gilles Sidney Peyroles, Français pris en otage à Tripoli, au Liban, par les FARL en 1985. Seul l’otage français a été libéré. «La France a trahi la parole donnée et on a voulu faire croire qu’à l’époque, Bonnet avait négocié tout seul», dénonce-t-il, amer.

Détenu exemplaire
«Il possède une aura impressionnante. Il tempère beaucoup les ardeurs des autres détenus, il les influence beaucoup dans le bon sens du terme», témoigne un surveillant pénitencier à La Semaine des Pyrénées, qui côtoie depuis quinze ans Georges Abdallah dans la prison de Lannemezan. Selon l’article 720-4 du code pénal français, «lorsque le condamné manifeste des gages sérieux de réadaptation sociale, le tribunal d’application des peines peut (...) décider qu’il soit mis fin à la période de sûreté prévue par l’article 132-23 du code pénal». Une largesse qui n’a pas été accordée au détenu 2388/A221, malgré son comportement «exemplaire».
Mais l’article 132-23 en question plafonne à dix-huit ans la période de sûreté pour un condamné à perpétuité, au-delà desquels une libération conditionnelle est envisageable. Passé cette période, la défense de Georges Abdallah a déposé neuf demandes de libération conditionnelle. Mais rien n’y fait. Quand la demande n’est pas rejetée en 2003, le parquet fait appel et la libération accordée par le tribunal de Pau est annulée.
Le 21 novembre 2012, le tribunal d’application des peines accepte une nouvelle fois la demande de liberté conditionnelle et rejette cette-fois l’appel du parquet. L’espoir renaît. «Au Liban, il y a eu des feux d’artifice et des fêtes organisées pour l’attendre. Dans la prison de Lannemezan, une soirée a été organisée avec les surveillants de prison. Et finalement rien. A partir du moment où la commission nationale d’observation a déclaré qu’il était exemplaire, ce qui a poussé la justice à le libérer, le maintenir en prison devient une séquestration. Sauf à dire que le pouvoir se fout de la justice en France», s’insurge Soraya Chekkat, membre du comité de soutien à Georges Abdallah, qui lui rend visite en prison depuis bientôt dix ans.

Pressions de Washington
Car la décision du tribunal est prise «sous réserve qu’il fasse l’objet d’un arrêté d’expulsion du Ministère de l’intérieur» à destination du Liban, où les autorités sont prêtes à l’accueillir. «Mais cette expulsion-là, pour une fois, Manuel Valls hésite à en donner l’ordre», ironisent le journaliste Daniel Schneidermann et l’écrivaine Chloé Delaume, auteurs d’un livre d’autofiction autour de la guerre civile au Liban, Où le sang nous appelle. Chloé Delaume n’est autre que la nièce du militant propalestinien, son seul lien de parenté en France, et qui pourtant n’a pas obtenu le droit de visite. Pourquoi un tel acharnement contre ce détenu sans problème, dont la libération a même été demandée par des sénateurs et des députés de gauche, dans une lettre ouverte au président de la République le 23 octobre 2013?
«Nous savons tous que la situation des prisonnier-e-s révolutionnaires n’est que formellement fonction des décisions judiciaires; ce sont toujours les instances politiques qui en délimitent à la fois le contenu et le pourtour», écrit Georges Abdallah en 2004 à l’adresse des membres de son comité de soutien. «Ce n’est pas la justice française qui le maintient enfermé. Chaque fois qu’il est libérable, il y a un coup de fil des Etats-Unis», abonde Soraya. Un constat opéré tant par son avocat Jean-Louis Chalanset, qui parle de «discussions d’Etat à Etat», que par les signataires de la lettre ouverte à François Hollande, qui demandent «de mettre un terme à cette injustice et de prendre les mesures, quelles que soient les pressions étrangères», sans nommer les Etats-Unis, qui sont partie civile dans le procès du militant propalestinien.
«Nous avons des inquiétudes légitimes quant au danger qu’un M. Abdallah libre représenterait pour la communauté internationale», a en effet réagi le porte-parole du Département américain à la suite de l’annonce de sa libération possible le 21 novembre 2012. Une annonce suffisante pour faire trembler la main de Manuel Valls au moment de signer l’arrêté d’expulsion?

LUNDI 25 NOVEMBRE 2013

http://www.lecourrier.ch/116587/georges_ibrahim_abdallah_plus_vieux_prisonnier_politique_d_europe

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Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale - dans Georges Ibrahim Abdallah
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