Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 10:46

Le mois de mai a été riche en cérémonies commémorant le 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance, né le 27 mai 1943. Ces cérémonies furent en général purement mémorielles. Rares furent celles qui ont souligné que la France de 2013 ressemble terriblement à celle de 1943.

Comme sous l’occupation, notre pays aujourd’hui a perdu indépendance et souveraineté. En 1943 la France vaincue n’était plus qu’une province de l’empire hitlérien : le 3ème reich. En 2013 la France n’est qu’une province soumise à cet empire bruxellois qu’est l’Union européenne. Le gouvernement fantoche du maréchal Pétain n’était pas au service des Français mais aux ordres de Berlin. Nos gouvernants fantoches d’aujourd’hui, au lieu de se conformer à la volonté du peuple français, sont aux ordres de Bruxelles, ce qui explique leur impopularité.

 Aujourd’hui comme en 1943 la constitution d’un Conseil National de la Résistance est donc indispensable. Il est d’ailleurs en train de se constituer et il ne manquera pas de triompher car tout peuple aspire à être libre, indépendant et souverain. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, fondement de l’ONU, est inaliénable et imprescriptible. C’est pourquoi les politiciens qui ont signé ou ratifié les traités de Maastricht, de Lisbonne et le récent TSCG devront un jour rendre des comptes à leurs peuples.  

Robert Clavijo  Béziers

 

Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale - dans La commune
commenter cet article
25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 09:56

Merkel : "Les membres de la zone euro doivent se tenir prêts à céder leur souveraineté"

merkel

Lors d’une conférence organisée par la Deutsche Bank à Berlin

 

Ce que n'a pas pu faire l'Allemagne d'un autre âge, cette chancellière le réussit sans guerre et en douceur, elle vient de s'emparer de l'Europe. 

Ses prétentions en matière de gouvernance européenne sont dévoilées et légitimées par tous les pays de la zone euro. 

 

"Merkel pourrait quitter la chancellerie à mi-mandat pour présider l'Europe"

http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/16/merkel-chancellerie-elections-europe-kohl-cdu_n_3091264.html

 

« Angela Merkel, comme Hitler, a déclaré la guerre au reste du continent, cette fois pour s’assurer un espace vital économique ». Juan Torres Lopez, Professeur d’économie de l’Université de Séville

Les faits : 

Convocation de François Hollande le mercredi 15 mai 2013 par les 27 commissaires européens.

 

Des demandes 

"perte de la souveraineté"

José Manuel Barroso : "les deux années de répit laissés à la France pour ramener ses déficits publics sous la barre des 3% "devront être mises a profit pour accélérer les réformes structurelles" et "enrayer la perte de compétitivité" de l'économie française.

Olli Rehn, a exhorté début mai le gouvernement français à mettre en oeuvre des  "réformes structurelles substantielles en matière de marché du travail, de système de retraites et d'ouverture des marchés".

 

Des déclarations 


Hollande : "En France, nous avons engagé des réformes de compétitivité et nous allons continuer"

      Le pacte de compétitivité ou la réforme du marché du travail. "Nous avons été vite, nous avons été fort, nous avons été loin, mais nous avons encore à nous réformer", a-t-il dit.

"l'instauration, avec les pays de la zone euro, d'un gouvernement économique […] autour d'un véritable président"
" autour d'un véritable président nommé pour une durée longue"

"Le progrès, c'est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l'emploi, pour anticiper les mutations industrielles, et c'est ce qu'a fait Gerhard Schröder ici en Allemagne et qui permet à votre pays d'être en avance sur d'autres" 23 mai, à Leipzig, lors de la réunion du Parti social-démocrate allemand 
merkel2
Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale
commenter cet article
25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 09:51

Chers camarades, chers amis,

Au début de cette année, il m’est arrivé de penser à certains moments de la nuit, que bientôt, voire très bientôt, je n’aurais plus à m’adresser à vous, amis et camarades, de derrière ces abominables murs. Je me disais que très probablement, ce n’était plus qu’une question de quelques petites semaines et nous aurions alors l’opportunité de nous trouver ensemble, loin de ces sinistres lieux … que je pourrais alors vous saluer tous, et même vous serrer fort et voir vos visages de près, vous écouter et vous parler sans avoir recours à tel ou tel stratagème pour tenter d’échapper quelque peu aux conditions de captivité.

Bien entendu je me disais aussi que l’on aurait largement le temps pour discuter et tirer les leçons de ces initiatives solidaires que vous avez su développer tout au long de mes années de captivité.

Comme beaucoup d’autres camarades et amis, je regardais avec une particulière attention les divers messages et « conseils » et autres exigences adressés aux autorités de mon pays.

Camarades, à partir de mi-février, les manœuvres du gouvernement français ne laissaient plus guère présager une issue favorable à court terme. En effet après quelques mois de tergiversations, le gouvernement a tranché : pas question de libérer Abdallah. Et tout naturellement les magistrats de la Cour de cassation sont toujours là pour habiller et avaliser la décision…et certainement ils ne sont jamais à court de formules lapidaires : « La demande de libération n’est pas recevable. » Ainsi fut prononcé leur jugement ce 4 avril.

Certainement camarades, vous n’êtes pas sans savoir, que durant tous ces derniers mois les initiatives solidaires ont fleuri un peu partout, ici en France et ailleurs de par le monde et tout particulièrement au Liban… et c’est toujours dans le cadre légal des lois envigueur dans ces divers pays. Cependant ou peut-être c’est pourquoi, les autorités impérialistes concernées directement ont estimé qu’il vaudrait mieux casser la décision du tribunal de l’application des peines ainsi que celle de la Cour d’appel et me garder encore ici, dans les geôles de la République.

Comme toujours, ces criminelles autorités réactionnaires estiment, qu’avec le temps, tout finit par s’essouffler, s’épuiser et peut-être même disparaître. Et pourtant elles ont tort et toujours elles ont eu tort à ce propos. Et les faits sont là aussi têtus que l’on ne peut d’aucune façon en faire abstraction. Plusieurs milliers dans les geôles sionistes depuis tant d’années, tant de décennies, et leur résistance est toujours intacte nourrie d’inépuisable élan populaire solidaire.

Camarades comme vous savez, ces jours-ci, on commémore chez nous la Naqba de 1948. Elle est toujours là, une blessure béante…une blessure toujours saignante… tout un peuple y est lié. Elle est partout, elle est dans tout. Elle est les camps des réfugiés et les ruelles de la misère et les massacres et la terreur et l’humiliation à tout moment. Elle est les vieux et les moins vieux attendant toute une vie l’heure du retour, gardant en main avec tendresse des vieilles clés qu’on se passe de père en fils jusqu’à nos jours… elle est le crime qu’on reproduit devant les yeux de tout le monde. Les impérialistes de tout bord y ont participé et continuent à cautionner, d’une manière ou d’une autre, la spoliation et la destruction de tout un peuple…

Comme vous voyez chers camarades, la Naqba, loin d’être un moment douloureux d’un passé lointain qu’on cherche à commémorer par respect aux ancêtres, elle est le vécu quotidien de tout un peuple. De ses entrailles surgissent toujours de longs cortèges de fidayîn et les enfants de l’Intifada. Elle est la Palestine de tous les jours.

Camarades, jadis, un certain Ben Gourion, comme tous les criminels réactionnaires des années quarante, disait à ceux qui l’avertissaient de la révolution palestinienne : « … les causes aussi vieillissent avec le temps et finissent à leur tour par mourir et disparaître. » Cependant plus de six décennies plus tard, la Palestine est toujours là, aussi vivante que résistante. La détermination des masses populaires palestiniennes est plus que jamais inébranlable, en dépit de la terreur et des atrocités de tout genre. Les prisonniers palestiniens aussi, en dépit des longues années, sont toujours là, debout face à leurs geôliers, incarnant la résistance héroïque de la Palestine et prouvant à tous les Ben Gourion que la Palestine non seulement vivra, mais elle vaincra certainement.

La solidarité est une arme, camarades, faisons-en bon usage !

Certainement, ce n’est pas en cherchant des astuces judiciaires ici et là que l’on fait face à leur criminel acharnement, mais plutôt en affirmant une détermination inébranlable dans la lutte contre leur criminel système impérialiste.

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !

Gloire aux masses populaires en lutte !

Honneur aux martyrs !

Ensemble camarades, et ce n’est qu’ensemble camarades, que nous vaincrons !

Mes plus chaleureuses salutations à vous tous

Votre camarade, Georges Ibrahim Abdallah
Samedi 18 mai 2013

Ecouter la déclaration : http://www.dailymotion.com/video/x103f8p_declaration-de-georges-ibrahi...

Coup Pour Coup 3
Collectif anti-impérialiste à Toulouse

Blog : http://couppourcoup31.over-blog.com
Facebook : http://www.facebook.com/CoupPourCoup31
Twitter : https://twitter.com/CoupPourCoup31A

 

Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale
commenter cet article
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:14

23 camarades (Comité de Soutien de St Pons) ont participé.

voir ici le récit du précédent voyage de Saint Pons à NDDL

Départ Vendredi dix Mai à onze heures, 900 kms de trajet, arrivée à 22 heures.

Accueil très chaleureux des camarades Nantais. Dortoir sous la tente pour certains, les autres dans un méga-algéco aménagé pour une troupe de musiciens. Croissants, pain frais, cafés à volonté et autres gâteries…

StPonsNDDL mSamedi 11, neuf heures et demi, déplacement du lieu d’hébergement à notre point programmé dans la chaîne humaine, prévue sur une distance de 25 kms.

 Notre emplacement correspond au point presse ; marche de 3 kms, banderoles au vent. Gros succès. St Pons étant relativement connu par l’émission de Mermet sur France Inter pendant l’épisode de 2009 dit « du corbeau ».

De 11 heures à 14 heures, casse-croûte et discussion avec des camarades de toutes la France venus défendre la Zone : « Non à l’Ayraultport de l’Ayraultporc ».

Ambiance formidable. Front rouge constitué. Tracteur de la Conf en pointe, soleil chaud.

A compter de 14 heures, noria de l’hélicoptère qui,  à tour de rôle, promène les journalistes qui filment la chaîne humaine d’au moins 40 000 militant(e)s.

A 16 heures retour sur le campement à Héric (celui du bocage !). Goûter  et diner pris ensemble (deux fidèles lecteur du «  panachesalvetois » étaient monté à vélo), chaude atmosphère.

Vingt heures départ des plus jeunes pour les concerts.

 Dimanche à 9 heures, retour vers St Pons, pour les premiers, échelonné pour les autres.

Prochaine virée à NDdL les trois et quatre Août 2013.

-       La lutte continue jusqu’à la victoire finale !

 

Pierre Blondeau,  le 13 Mai 2013 


 

La proximité et la force des deux mobilisations citoyennes du 5 et 11 mai, loin d'être anecdotique, est un marqueur des deux axes sur lesquels la gauche antilibérale et anticapitaliste doit intervenir.

L’un est porté par les organisations l'autre par les associations.

Loin d'opposer les deux axes il faut les concevoir comme complémentaires.

Cette complémentarité doit être prônée au sein du futur regroupement rouge vert et bien sur au sein du front de gauche.

Il y avait en effet une volonté qui nous intéresse au plus haut point dans la chaine humaine de notre dame des landes le 11 mai : celle d'agir directement ! Cette question de l'intervention directe des citoyens, de la prise en charge des mobilisations, est la même que celle des adhésions directes et des assemblées citoyennes au front de gauche.

Cette question nous intéresse au plus haut point parce que notre futur regroupement rouge vert est porteur au sein du front de gauche du même projet d'intervention directe des militants au travers des adhésions directes et des assemblées citoyennes. Pas des assemblées pour faire joli ou pour coller des affiches pendant les campagnes électorales. Mais des assemblées pour décider, élaborer, promouvoir, contrôler. Pas des adhésions directes pour zapper les partis, mais des adhésions directes pour construire encore plus largement le cadre unitaire du front de gauche.

Quand 40 000 personnes se réunissent sur un axe de contrôle de l intérêt public c'est aussi politique que quand 150 000 personnes se réunissent sur un axe de changement structurel. Quand dans une semaine d'écart prés de 200 000 personnes se réunissent sur deux axes complémentaires c'est un marqueur ! Celui de la disponibilité d'une frange radicale qui a de fait rompu avec le social libéralisme.

Dans ce contexte de l’après 5 et 11 mai le futur pôle écosocialiste à une responsabilité historique : celle de faire le lien entre unité et auto organisation.

Nous sommes à ce jour les seuls qui percevons la nécessite de lier ces deux vecteurs.

C’est notre originalité dans le front de gauche, elle justifie amplement que nous avancions résolument dés le 15 juin vers la création du pôle écosocialiste.

Didier R.

 

Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale
commenter cet article
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 18:01

Grâce à un  "lecteur" nous faisons suivre certains liens  qu'il nous a transmis et qui ne sont pas dénués d'intérêt.


     - Inculture(s) 1 : Une autre histoire de la culture
« L?Education Populaire, monsieur, ils n?en ont pas voulu ! »
     http://www.scoplepave.org/1-l-education-populaire-monsieur

     - Inculture(s) 2 : Une autre histoire de l?éducation
« Et si on empêchait les riches de s?instruire plus vite que les pauvres? »
?ou comment j?ai raté mon ascension sociale.
     http://www.scoplepave.org/2-et-si-on-empechait-les-riches-de

- Une itv de Franck Lepage pour ASI (Arrêt Sur Image)
http://www.youtube.com/watch?v=BqhIfTm6XzA

- Une belle conférence sur les médias (qui ne sera pas sans rappeler le très bon " la Sociologie est un sport de combat", de Pierre Carles)
 "la critique des médias est un sport de combat"
http://conferenciersgesticulants.webege.com/?p=206

- Ensuite, une conférence gesticulée qui devrait circuler dans les milieux éducatifs et universitaires tant elle nous enseigne à quel point la télévision est un désastre pour les jeunes cerveaux et pour la construction intellectuelle (et même physique) du jeune enfant.

 "TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision "
http://www.youtube.com/watch?v=NvMNf0Po1wY

 

- un petit bijou, cette superbe émission sur France Culture, avec Lydia et Claude Bourguignon sur la microbiologie des sols (très accessibles aux profanes comme moi)
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4588575

- une journaliste et une ex de Là-bas sur arteradio.com

http://www.arteradio.com/son/616207/au_charbon/
(reportage de Pascale Pascariello)

http://www.arteradio.com/son/616226/kevin_et_benjamin/
(reportage de Claire Hauter)

- Le site des conférenciers gesticulants. Franck Lepage a fait des émules :
http://lesconferenciersgesticulants.com/,

- le Groupe d'Intervention Sous-Réaliste. Leurs productions audio ou vidéos sont vraiment tordantes. A consommer sans modération :
http://www.subreal.fr/sub/index.php/fr/

- Et pour finir : Les mauvais jours finiront.
http://www.dailymotion.com/video/x7lrwk_le-temps-des-cerises-la-semaine-san_music#.UZOt74ViA7B

Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:10

Depuis le lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles. Elle se chiffre désormais en nombre de cadavres. Beni, un garçon de 12 ans, ainsi que 2 femmes, Pamela et Patrina sont morts, brûlés vifs, dans l’incendie de l’immeubledans lequel ils vivaient à Lyon depuis 8 mois.

Il y a quel­ques jours, en pré­vi­sion d’une expul­sion à venir, la mairie de Lyon, diri­gée par le très socia­liste Gérard Collomb, coupe l’électricité, tenez-vous bien, pour des rai­sons de sécu­rité… Les squat­teurs ont osé se bran­cher sur un dis­tri­bu­teur de cou­rant et mon­sieur Collomb craint pro­ba­ble­ment que des enfants s’électrocutent. Bien lui en a pris, per­sonne n’est mort électrocuté. Il oublie juste que les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. [1
Faute de cou­rant, ils s’éclairent donc à la bougie et trois d’entre eux en sont morts.

Quelques heures après l’incen­die, alors que les pom­piers tra­vaillent tou­jours sur les lieux du sinis­tre et que de nom­breux jour­na­lis­tes sont pré­sents, les famil­les se regrou­pent sur la place voi­sine. C’est toute la com­mu­nauté rom de Lyon qui vient pré­sen­ter ses condo­léan­ces aux famil­les endeuillées. Un peu plus tard dans la mati­née, des hommes en noir affu­blés d’oreillet­tes blan­ches des­cen­dent de gros­ses ber­li­nes. Les jour­na­lis­tes quit­tent la place et le bruit com­mence à courir que Manuel Valls arrive sur les lieux du drame.

Dans la confu­sion la plus totale et en évitant soi­gneu­se­ment les famil­les, Manuel Valls, minis­tre de l’Intérieur, Christine Taubira, minis­tre de la Justice, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes vont se pré­sen­ter devant le bâti­ment qui fume encore. Pas une de ces per­son­na­li­tés, qui repré­sen­tent les plus hautes ins­ti­tu­tions de la République et qui ont été élevées dans le sérail des gran­des écoles fran­çai­ses où on n’ensei­gne visi­ble­ment pas la poli­tesse la plus élémentaire, ne va venir pré­sen­ter ses condo­léan­ces aux famil­les qui atten­dent à quel­ques mètres.

Les roms sont-ils dan­ge­reux ? Manuel Valls aurait-il peur de femmes et d’enfants téta­ni­sés par la dou­leur ? 
Un geste, une parole, un simple regard d’un minis­tre pour dire aux famil­les que la République Française s’incline devant leur dou­leur ? Non, rien, rien de rien. Roms vous êtes, roms vous res­te­rez.

Au contraire, Valls, oubliant la souf­france dans laquelle sont plon­gées les famil­les endeuillées va réaf­fir­mer le leit­mo­tiv de sa pré-cam­pa­gne pré­si­den­tielle qui est également devenu le fon­de­ment de la poli­ti­que du gou­ver­ne­ment fran­çais contre la mino­rité rom : « Il faut pour­sui­vre le tra­vail de déman­tè­le­ment et d’évacuation des cam­pe­ments », « comme l’a si bien com­mencé Nicolas Sarkozy » aurait-il pu ajou­ter.

Aucune pudeur, aucune rete­nue. Alors qu’il a sous les yeux le résul­tat de plu­sieurs années d’expul­sions à répé­ti­tion, il répète inlas­sa­ble­ment les mêmes paro­les et promet la même poli­ti­que qui est res­pon­sa­ble de la mort de 3 per­son­nes. Valls tient abso­lu­ment à conti­nuer la chasse aux femmes, aux enfants, aux vieillards. Il tient abso­lu­ment à les condam­ner à vivre dans des endroits de plus en plus dan­ge­reux quitte à ce qu’ils en meu­rent. 
Madame Taubira, qu’on a connu plus ins­pi­rée se contente d’approu­ver les propos de son minis­tre de tutelle, comme si elle n’avait plus aucun rôle poli­ti­que et humain à jouer après sa loi sur le mariage homo­sexuel.

Au moment de repar­tir, Valls se fait inter­pel­ler par un homme. Le minis­tre refuse de parler à un père et une mère qui sont sub­mer­gés par la dou­leur d’avoir perdu un fils, mais il n’hésite pas à venir serrer la main d’un rive­rain qui demande l’expul­sion des famil­les depuis des mois. 
Le voisin se plaint de vivre dans des « condi­tions épouvantables », aban­donné de tous (ras­su­rez-vous, il n’a jamais mis les pieds dans le squat, il parle seu­le­ment de la vue depuis son balcon). Valls vient le saluer et tenter de répon­dre à ses cri­ti­ques. 
Alors que la dis­cus­sion s’engage et que les jour­na­lis­tes com­men­cent à enre­gis­trer l’échange, mon­sieur Carenco, préfet de région, visi­ble­ment sur-excité repousse vio­lem­ment plu­sieurs d’entre eux afin d’éviter une média­ti­sa­tion des propos le met­tant en cause.

Carenco. Préfet sous Sarkozy, préfet sous Hollande. Préfet pour tou­jours ? On garde les mêmes pour appli­quer la même poli­ti­que raciste de stig­ma­ti­sa­tion des étrangers. A Lyon, on gaze les enfants roms [2] on les parque dans des clas­ses ghetto [3] et on met en garde-à-vue des bébés [4]. En revan­che on n’appli­que pas la cir­cu­laire inter-minis­té­rielle censée appor­tée d’autres solu­tions que les expul­sions. Carenco sera-t-il aussi préfet sous Le Pen ? 
« Le préfet de région a une grande part de res­pon­sa­bi­lité… Sur le ter­rain les expul­sions se pour­sui­vent malgré la cir­cu­laire du 26 août 2012 » accuse le séna­teur Guy Fischer.

Dans l’après-midi, alors que jour­na­lis­tes et poli­ti­ques sont partis, les pro­ches des vic­ti­mes atten­dent que les pom­piers sor­tent les corps du bâti­ment. L’ambiance sur la place est lourde. L’odeur âcre de la fumée fait mal à la gorge. Certains espè­rent tou­jours et deman­dent déses­pé­ré­ment s’il est pos­si­ble qu’il y ait encore des sur­vi­vants : « Il ne sont peut-être pas morts… ». 
Alors que la grande échelle s’appro­che d’une fenê­tre afin de per­met­tre à un pom­pier de pren­dre des photos, plu­sieurs dizai­nes de per­son­nes s’appro­chent du bâti­ment en criant le nom de l’enfant : « Béni, Béni »

Face à ce mou­ve­ment de foule, un poli­cier bien formé à l’école de Valls se fait mena­çant et sort de son gilet une bou­teille de gaz lacry­mo­gène his­toire de mon­trer aux femmes et aux enfants de quel bois il se chauffe. 
Pendant plu­sieurs heures, les famil­les sont tota­le­ment aban­don­nées à leur sort. Une femme perd connais­sance plu­sieurs fois. La police muni­ci­pale, à quel­ques mètres, reste les bras croi­sés. Il n’y a aucun méde­cin, aucun psy­cho­lo­gue, aucun sou­tien.

Mardi matin, alors que les corps cal­ci­nés de Beni, Pamela et Patrina vien­nent à peine d’être sortis des décom­bres fumants de l’immeu­ble, le préfet Carenco ordonne l’expul­sion d’un nou­veau squat. Une tren­taine de per­son­nes dont 15 enfants sont jetées à la rue, sans aucune pro­po­si­tion d’héber­ge­ment. Elles dor­mi­ront dans la rue, avec des enfants en bas âge, dans les condi­tions d’insé­cu­rité que l’on peut faci­le­ment ima­gi­ner, avant de retrou­ver un autre squat, pro­ba­ble­ment encore plus dan­ge­reux et insa­lu­bre. Valls nous expli­quera à nou­veau qu’il faut les expul­ser pour leur plus grand bien. 
Voilà une preuve de plus du dis­cours men­son­ger du minis­tre qui, quel­ques heures aupa­ra­vant, sou­li­gnait qu’il fal­lait pour­sui­vre les expul­sions tout en pro­po­sant des « solu­tions dignes ». Pour Valls, la rue est plus digne que le cime­tière. Je n’en suis pas sûr.

L’extrême droite à de beaux jours devant elle. Après Sarkozy, elle peut comp­ter sur Hollande, Valls et les socia­lis­tes pour tenir le même dis­cours de haine contre les étrangers et appli­quer la même poli­ti­que dis­cri­mi­na­toire et hors la loi contre les roms. 
La France pro­fonde applau­dit, l’Union Européenne, pas son silence, est com­plice. Marine Le Pen se frotte les mains. Manuel Valls, lui, ne pense qu’aux pré­si­den­tiel­les. Le fait que son chemin soit désor­mais par­semé de cada­vres ne le per­turbe pas un seul ins­tant. « Il faut conti­nuer le tra­vail » ose-t-il dire.

Mardi soir, la pré­fec­ture du Rhône fait savoir que les expul­sions vont s’accé­lé­rer dans les jours à venir. La chasse aux Roms est ouverte. La cam­pa­gne des muni­ci­pa­les également.

Valls pré­tend que les Roms n’ont pas voca­tion à s’inté­grer en France. En les obli­geant à vivre comme des chiens errants à la rue ou à brûler vifs dans des squats il est cer­tain d’avoir raison.

Philippe Alain

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/150513/la-france-construit-sa-politique-anti-roms-sur-des-cadavres

Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:07

Aujourd’hui (15 mai), à l’aube, le ministère de l’intérieur, avec l’appui de l’audience nationale (tribunal spécial), a lancé une opération antiterroriste de grande envergure sur tout le territoire espagnol. A Madrid, Valence, Barcelone ou Sabadell, différents lieux d’organisation et d’occupation anarchiste et libertaire ont été perquisitionné sans plus d’informations avec comme objectif de déstabiliser le mouvement et de procéder à des arrestations préventives.


Pour le moment, et selon les infor­ma­tions dont nous dis­po­sons, l’opé­ra­tion a été ava­lisé par le juge Santiago Pedraz suite à un décret excep­tion­nel déli­vré direc­te­ment par l’audience natio­nale équivalente à la cour suprême de jus­tice.


A Sabadell, de source poli­cière, l’objec­tif affi­ché de l’opé­ra­tion était d’inter­pel­ler des mem­bres d’un col­lec­tifs anar­chiste « Bandera Negra ». Cette excuse ne convainc per­sonne et il semble que cette opé­ra­tion menée conjoin­te­ment par les dif­fé­rents ser­vi­ces de police visait prin­ci­pa­le­ment à dés­ta­bi­li­ser les foyers de lutte qui s’orga­ni­sent en ce moment par­tout en Espagne et depuis les­quels sem­blent émerger une bonne dyna­mi­que. C’est le local « Ateneu Llibertari » héber­geant dif­fé­rents col­lec­tifs qui a été per­qui­si­tionné aux pre­miè­res heures du matin.


A Gracia, dans le centre de Barcelone une autre per­qui­si­tion aurait eu lieu où une per­sonne aurait été arrê­tée pour avoir publié des com­men­tai­res « vio­lents » sur FaceBook. Autant d’argu­ments reconnus comme de pures excu­ses pour atta­quer de manière directe tous ceux et celles qui conchient ce monde-là.

A Montcada dans la ban­lieue nord de Barcelone, c’est tout un ter­rain occupé depuis plus de 4 ans, la « Can piella » qui a reçu la visite de dizai­nes de gen­dar­mes. Préparé à résis­ter depuis 4 mois, les occu­pants de la zone avaient confec­tion­nés de mul­ti­ples bar­ri­ca­des et tran­chées pour blo­quer l’arri­vée des flics mais aussi une struc­ture métal­li­que gigan­tes­que sur le toit de la maison prin­ci­pale afin de pou­voir y résis­ter le plus long­temps pos­si­ble. Propriété d’un spé­cu­la­teur « Alcaraz » très connu dans le sec­teur, le ter­rain était un lieu devenu emblé­ma­ti­que. Les habi­tants y culti­vaient des terres avec les pay­sans du coin sur les bases d’une agri­culture écologique (www.can­piella.cat). Ils orga­ni­saient aussi dif­fé­ren­tes acti­vi­tés ouver­tes a tous et orien­tées vers tou­jours plus d’auto­no­mie ali­men­taire. Toutes les semai­nes des four­nées pain étaient faites ainsi qu’un ate­lier de confec­tion de bière auto­nome. 
La résis­tance n’aurait duré pas plus de 3 heures. Les flics sem­blaient être bien pré­pa­rés à l’expul­sion du lieu, 4 per­son­nes ont été arrê­tées. 
Dans la foule, des gens ce sont ras­sem­blés tout autour et une assem­blée orga­ni­sée a décidé d’aller blo­quer une auto­route ainsi que deux immeu­bles neuf lais­sés vacants dans le centre de Montcada.


La solidarité est en train de s’organiser de manière spontanée dans toute la Catalogne. Les choses risquent de bouger ces prochaines heures.

Soutien indéfectible à toutes les composantes en lutte !

Solidarité active dans toute l’Europe !

 

Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale
commenter cet article
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 09:33

Qu’ils soient Basques, Irlandais, Corse, Libanais, les prisonniers politiques sont nombreux en détention et leurs droits se résument à ne pas en avoir.

L’ensemble des états est d’accord pour leur appliquer des mesures d’exception, souvent à l’encontre de leur propre constitution, afin de pérenniser leur détention jusqu’à ce que mort s’ensuive.

D’ailleurs si nous les nommons prisonniers politiques, ils n’en ont pas le statut et aucun état ne souhaite le leur reconnaître. Pensant que le pauvre peuple ne  les idolâtrera pas si on les rabaisse à de simples « droits communs ». Le dénigrement commence par là.

 

Chacun peut constater les rebellions, les soulèvements, les manifestation partout dans le monde contre un système qui arrive à bout de souffle.

Alors que la politique pénitentiaire pourrait être un levier pour apaiser les tensions au sein des populations et des communautés et cela sans le moindre coût pour les états, inversement c’est la répression et l’acharnement judiciaire qui est privilégié. Manuels Valls fait des basques sont plus grand défi, l’Espagne pense que la répression et la peur sur les mineurs va payer sur le long terme pour canaliser toute rébellion etc….

 

Chaque groupuscule, chaque mouvement de par le monde applique des stratégies différentes.

Qui s’en tire le mieux :

 

On a vu les mouvements pacifiques de masse des indignés, les manifs en France, le printemps arabe…

Certains pays ont opté pour une autre stratégie : les enlèvements, la peur et la demande de rançon.

 Pour l’instant, si on s’en tient au bilan financier et échange de prisonniers, ils s’en tirent plutôt bien. D’autant qu’à chaque nouveau gouvernement les déclarations sur la non négociation avec les « terroristes » et le non paiement de rançon se succèdent, mais au final, tout le monde continue de payer…

 Certainspartisans pourraient penser que pour faire sortir des geôles leurs membres, ce type de stratégie pourrait être envisageable.

Cibler un groupe d’individus (politiques, administratifs, médiatiques, chefs d’entreprises, religieux…) et générer une politique de la peur.

Premiers enlèvements, exprimer sa détermination, suivre et intimider au quotidien familles des cibles et cibles elles mêmes. Bref, générer de la peur pour revendiquer et négocier.

S’attaquer aux biens et aux personnes moteurs de l’économie.

Si on prend l'exemple d'Israël, rien n'est plus facile en Europe de trouver des membres de cette population tant elle est diffuse et impossible à protéger au quotidien.

 

Que peut représenter cette stratégie, est-elle applicable en Europe ?

Risquons-nous de la voir émerger un jour en Europe?

 

Voici quelques éléments de réflexion tirés d’un article qui peuvent nous éclairer.

« 

Les dangers qui menacent les entreprises internationales

La liste des événements et développements que les managers baptisent « risques d'insécurité » ne cesse de s'allonger. Ces risques sont de trois types : sécurité du personnel, actifs physiques et actifs financiers. Mais leurs répercussions sur les entreprises sont loin d'être identiques. Généralement, les risques « humains », plus visibles et plus spectaculaires, attirent davantage l'attention et requièrent une gestion qui nécessite plus de temps. On comprend que le personnel, les médias et le public s'intéressent davantage à un événement affectant les êtres humains plutôt qu'à ceux menaçant les fonds, les biens immobiliers ou les actifs.

Les événements susceptibles de compromettre la sécurité d'une organisation se répercutent bien au-delà de sa réputation, ses revenus ou sa production. Il existe une connexion étroite entre les événements liés à la sécurité et les risques classés comme politiques, financiers, opérationnels ou affectant la réputation. Les moyens utilisés par une entreprise pour se protéger des guérillas et des terroristes l'entraînent souvent dans un débat beaucoup plus large sur les droits de l'homme, particulièrement si sa protection exige l'intervention de gardes armés ou d'unités militaires, comme c'est habituellement le cas. Cette situation ne risque pas de menacer immédiatement les résultats financiers, mais elle peut miner la confiance des actionnaires et même la capacité de la société à s'attirer les effectifs les plus brillants et les mieux qualifiés. Les entreprises qui ont des ambitions mondiales se développent dans de nouveaux pays et s'exposent à des risques d'autant plus nombreux. Les forces impliquées dans la mondialisation peuvent engendrer des problèmes d'insécurité notamment quand l'écart grandissant entre pays riches et pays pauvres alimente le crime, l'extrémisme et le terrorisme. Les activités internationales sont généralement considérées comme le facteur principal de la mondialisation ­ et donc de la pauvreté grandissante ­ et sont généralement la cible des attaques. Cet article se penche plus particulièrement sur trois facteurs de risque pour les entreprises internationales : le kidnapping, le terrorisme et le crime.

Le risque d'enlèvement

L'enlèvement, c'est-à-dire la prise d'otages à des fins financières ou politiques, constitue un risque important pour les entreprises dans de nombreux pays. Mais ce risque est souvent exagéré. En termes purement statistiques, la probabilité d'être enlevé est beaucoup plus faible que celle d'être victime d'un accident de la route, et la menace de prise d'otages tend à donner au pays un profil de risque d'insécurité sans commune mesure avec la réalité. Certaines entreprises passent parfois outre cette réalité et nombre d'entre elles réussissent fort bien, en Colombie, par exemple, un pays pourtant réputé pour ses prises d'otages. Ainsi, le nombre d'enlèvements a atteint son paroxysme en 1999 et les pressions économiques constantes en Russie et en Extrême-Orient risquent encore d'amplifier cette situation dans un avenir proche.

Il y a deux principales catégories d'enlèvements : ceux effectués par des gangs de criminels ou « malfaiteurs » pour se procurer de l'argent, et ceux perpétrés par des extrémistes ou des activistes au nom de causes politiques, religieuses ou autres. Les malfaiteurs sont responsables de la majorité des enlèvements, bien que leurs actes se recoupent souvent avec ceux des terroristes politiques qui cherchent à se procurer des fonds pour les causes qu'ils défendent. Les objectifs sous-jacents aux enlèvements politiques sont nombreux : extorquer de l'argent ou obtenir des concessions politiques ou des financements ; se faire de la publicité ; intimider des témoins ; ou ternir l'attrait d'un pays aux yeux des investisseurs étrangers.

Personne n'ignore que l'incidence d'un enlèvement est difficile à quantifier. La fiabilité des informations est peu vérifiable parce que ces incidents ne sont pas toujours rapportés, particulièrement quand ils touchent au personnel interne. Le chiffre annuel des enlèvements dans le monde n'excède pas 20.000 et, en moyenne, une personne sur dix est assassinée au cours de l'opération. Il suffit de le comparer aux 22.000 meurtres qui se produisent chaque année aux Etats-Unis. De plus, ce type d'événement tend à faire la une des journaux, en partie à cause de sa rareté, ce qui accroît son importance ainsi que ses répercussions.

L'enlèvement contre rançon est une autre forme d'extorsion. En Russie, par exemple, des bandes de criminels se sont attaquées à des sociétés étrangères avec une compétence et une expérience inhabituelles en se proposant de devenir leurs partenaires pour aider les investisseurs à naviguer dans le labyrinthe de la bureaucratie russe. Quand ces gangs se font évincer, leurs exactions passent des extorsions subtiles aux enlèvements beaucoup plus maladroits, avec une tendance à la violence gratuite à titre de représailles. En Tchétchénie, les cas enlèvements sont souvent longs et sont accompagnés de demandes de rançons importantes et non négociables. De plus, les conditions dans lesquelles sont généralement détenues les victimes sont très éprouvantes.

Les enlèvements peuvent être réalisés dans des conditions hasardeuses. Mais, le plus souvent, les malfaiteurs se renseignent sur les habitudes des employés et préparent leur acte en conséquence. Il y a donc plusieurs stratégies que les sociétés peuvent mener pour réduire l'éventualité d'un enlèvement contre rançon :

évaluer le risque d'enlèvement ;

mettre en place les mesures de sécurité nécessaires telles que modifier les habitudes professionnelles et privées de chacun. Il s'agira, par exemple, d'éviter les comportements répétitifs et parfaitement prévisibles, d'éviter d'être cité sur ces sujets dans la presse ou encore de faire installer un bon système d'alarme ;

étendre la protection aux épouses et aux enfants, si nécessaire ;

envisager une formation à la survie en cas d'enlèvement, axée sur les étapes de l'enlèvement et la structure des négociations ;

prévoir une assurance contre l'enlèvement. Celle-ci devra être négociée directement avec le gestionnaire de risques de la société ou avec la compagnie d'assurance de la société ou celle de la famille, car le simple fait de révéler qu'un individu est assuré contre l'enlèvement suffit à rendre caduque une police d'assurance. Si un employé ou un membre de sa famille est enlevé, l'entreprise ou la famille pourra également contacter une société de conseil spécialisée dans la gestion de crises. Les autorités du pays devront être informées (au niveau hiérarchique le plus élevé possible), bien que, dans certains pays, il vaut mieux ne pas y méler la police. Parfois lorsqu'ils sont corrompus, les officiers de police peuvent participer à l'enlèvement ou encore transmettre des informations confidentielles sur les négociations. Un cabinet expérimenté dans la gestion des crises peut donc aider l'entreprise à préparer une stratégie de négociation qui lui permettra peut-être de réduire la durée de captivité de son personnel pris en otage.

Un enlèvement peut devenir la situation la plus traumatisante qu'il soit donné de vivre à un individu ou une famille. Heureusement, la plupart des cas se concluent par la libération de la victime. Mais, cette dernière aura sans doute besoin d'un suivi médical pour ne pas développer de troubles psychologiques.

Eviter le terrorisme

« Supprimer un individu pour en effrayer des milliers » est l'essence même du terrorisme. Là encore, les statistiques montrent qu'il y a peu de probabilité que l'on soit la cible d'un acte de terrorisme en comparaison avec la crainte que l'on a de l'être un jour. Cela dit, certains terroristes s'attaquent à des sociétés en raison de leur nationalité ou, simplement, parce qu'elles se livrent à des activités commerciales. En Turquie, en Grèce, en Colombie et au Pérou, par exemple, des groupes d'activistes politiques ont au fil des années provoqué des attentats à la bombe, généralement à faible échelle, ayant pour cible des entreprises américaines ou occidentales. Toutefois, le nombre des pays touchés par ce fléau diminue et la menace d'une attaque terroriste est rarement citée comme le facteur significatif de retrait d'une entreprise.

Les civils et les autorités officielles ont plus de risque que les salariés d'être victime d'attentats à la bombe ou d'attaques, même si ce sont souvent les biens de la société qui sont visés.Effectivement, la douzaine d'actes terroristes notoires des années 90 ne visaient pas particulièrement des entreprises spécifiques - qu'ils soient envisagés sous l'angle des répercussions politiques ou du nombre de décès.

Cependant, si le terrorisme devient moins fréquent, les actes qui ont lieu - comme les deux attentats à la bombe dans les ambassades américaines de Nairobi et Dar-es-Salaam en août 1998 - sont plus meurtriers. C'est ce que l'on appelle des « scénarios à faible risque et fort impact ». Les chiffres du Département d'Etat américain montrent que 17 % des actes de terrorisme ont entraîné des décès dans les années 70, alors qu'en 1995, 29 % d'entre eux ont fait au moins une victime. Ceci est essentiellement dû au fait que les attaques des extrémistes religieux sont souvent plus meurtrières que celles effectués par des terroristes sans confession. Les extrémistes religieux ont participé à 25 % des actes de terrorisme en 1995 et ils portent la responsabilité de 58 % des décès.

Le terrorisme risque d'être beaucoup plus dangereux pour une société quand ses auteurs s'attaquent à l'économie elle-même en s'imaginant qu'elle représente le point sensible de tout gouvernement. Tel fut le cas quand, de 1996 à 1998, l'IRA (l'armée républicaine irlandaise) a posé des bombes à la City de Londres, dans le quartier londonien des Docklands et à Manchester. Les dégâts provoqués par ces attentats se chiffrent à plusieurs millions de livres sterling et davantage encore si l'on tient compte des perturbations économiques. Effectivement, on rencontre ces tactiques visant à créer des dysfonctionnement dans l'économie lors des actes terroristes dits « matures » qui ciblent les services publics vitaux comme les infrastructures de transport. Encore une fois, les perturbations et les retards qui en résultent ont plus de répercussions financières que la plupart des attentats dits « traditionnels ».

L'intérêt de la gestion des risques d'insécurité dépend de chaque situation spécifique. En Algérie, par exemple, sept ouvriers travaillant dans une entreprise étrangère du secteur pétrolier ont été assassinés par des terroristes en 1995. Depuis, toutes les sociétés d'extraction étrangères continuent à employer des coordinateurs qui assurent la liaison avec les autorités locales chargées de faire appliquer la loi et d'assurer la sécurité. Leur objectif est de planifier soigneusement les mouvements des salariés et de protéger leur lieu de travail et leur résidence. De même, les entrées et les sorties dans les sites de pétrole et de gaz dans le désert sont soigneusement contrôlées, la plupart des étrangers arrivant directement par charter à Hassi Messaoud, la « capitale » algérienne du pétrole. La situation est à peu près identique dans d'autres lieux soumis à une menace terroriste réaliste comme la Colombie et l'Angola.

En définitive, la gestion du risque terroriste est manifestement plus complexe dans les pays industrialisés où les cibles sont beaucoup plus diffuses et les risques moins faciles à définir. En l'absence d'une expertise fiable capable de dresser un panorama exact des cibles économiques potentielles des terroristes, les sociétés sont contraintes de surveiller elles-même les méthodes et les tactiques des attaquants potentiels. Tout ce qu'elles peuvent faire, c'est formuler leurs propres conclusions sur le niveau des menaces pesant sur leurs actifs et maintenir des protocoles de sécurité.

Pertes dues au crime

Les crimes risquent d'entraîner davantage de pertes pour les entreprises que les autres risques d'insécurité. La possibilité d'en être la cible compte donc davantage dans la décision de ne pas investir ou de se retirer d'un pays que la probabilité d'un enlèvement ou d'un attentat terroriste. » 

Martin Stone

http://www.lesechos.fr/formations/risques/articles/article_9_12.htm

 

Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale
commenter cet article
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 09:22
L’Affaire de Courniou-les-Grottes ! N° 2
ou Summum jus, summa injuria (comble de justice, comble d’injustice)

Dans notre premier numéro sur cette lamentable affaire (une secrétaire de mairie de notre village vient d’être condamnée pour abus de confiance envers un cousin âgé…), nous avions rendu compte de l’émoi considérable qu’elle avait suscité. Nous avions fait appel au sens du devoir, des responsabilités, de la morale -n’ayons pas peur des mots– que les conseillers municipaux devraient éprouver pour prendre leur décision.

Garder ou non en son poste actuel cette fonctionnaire qui a gravement failli ?

Elle aurait pu être mutée… A priori, la majorité du conseil municipal a décidé que rien ne devait évoluer. On ne change pas une équipe qui perd !

Une question doit tout de même être posée : pourquoi le maire en personne défend, contre vents et marées, cette dame ? D’aucuns ont, disent-ils, une réponse…

Une seule solution : virer cette bande maléfique aux prochaines élections municipales.

Quant à la secrétaire mise en cause, nous lui souhaitons bon courage lorsqu’elle devra affronter, toute honte bue, les regards réprobateurs, l’opprobre de ses concitoyen(ne)s derrière son guichet. D’ailleurs Jean-Pierre Rouanet ne lui a pas vraiment rendu service, car dès qu’il y aura le moindre petit problème à la mairie, elle sera automatiquement accusée en loucedé…
Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale - dans La commune
commenter cet article
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 08:17

Conduite à gauche… Priorités à droite…

 


Ces chers « camarades » socialistes. Ils ne trahissent pas ! Comment pourrait-on imaginer une pareille vilenie ? Nos bons « camarades » ne font que s’adapter aux situations. Il est en effet difficile de se comporter en socialiste conséquent en ces temps troublés. Bien sûr, il suffirait d’oser, mais le socialdémocrate qui sommeille en tout militant socialiste, conséquent et organisé, freine constamment les velléités de ceux qui aimeraient simplement « réformer » une société que, dans leur for intérieur, ils jugent injuste.
Le Monde Libertaire n° 1704

Le saviez vous ?
1 Arnaque et truandage
Il y a quelques années, par hasard, nous avions lu le who’s who, catalogue des bourgeois* Un cacique local omniprésent, omnipotent, pour lequel nous avons une hilarante sympathie, depuis qu’il est parti du village, avait utilisé une méthode identique à celle, dit-on, du grand rabbin de France : usurpation
du niveau de diplômes, sans vergogne, seulement dans le but de s’enrichir en occupant une place au soleil… Doit-on penser que plus on veut accéder à la notoriété, plus on est prêt à tricher ?
Et que dire de ces gens-là (comme le disait si bien le grand Jacques) qui se réfugient souvent dans des sociétés abusivement secrètes pour masquer leur médiocrité et assouvir leur haine de la pauvreté ?
*C’est le gonze lui-même qui inscrit ce qu’il veut dans ce répertoire de mythomanes. Personne ne vérifie qui que ce soit. La contrepartie : l’inscription vaut la peau du cul.
Rachida Dati aussi avait fraudé, voire Sarkozy…

2 Courniou-les-Grottes
Le manque de tune se fait cruellement sentir. Pour tailler les pommiers, les kakis et autres rosacées du village, le bon maire doit faire appel à ses propres chevaux, au nombre de 3 (4, ça aurait été ceux de l’Apocalypse).

3 St-Pons de Thomières
• Le sergent Garcia veut nettoyer les écurie d’Augias, non : d’Auzias. Y a bon banania ! Mais qui tiendra le rôle de Zorro ?

• Au conseil municipal, la révolution, c’est maintenant ! Lors du dernier conseil municipal, un grand sujet a été abordé : l’acoustique de la salle du conseil. Empoignade, et lors du vote pour des travaux :
10 pour, 5 contre, 3 abstentions. C’est la première fois de l’ère Mesquida, soit 18 ans aux prunes, qu’un vote n’est pas pris à l’unanimité.
Nom d’une bougnette ! Ça branle dans le manche ! Purée de nous autres, quel courage ! Pourvu que ça dure…

• Enorme succès du carnaval du 14 avril : Un très grand bravo à l’association des commerçants.
Comme quoi les festivités, lorsqu’elles sont organisées intra muros, et surtout qu’elles sont bien gérées, c’est un succès ! Madame Carnaval a été brûlée en fin de défilé. Pour les plus jeunes ou ceusses à qui la mémoire fait défaut, il faut rappeler qu’en 2003, Monsieur SITA, et en 2006, Monsieur Capitaliste
avaient aussi été brûlés en place publique… Une association absente a raté le coche : la Compagnie de la Source. Elle aurait pu briller par son professionnalisme, au milieu de tous. L’ego de son
« grand » maître a dû en prendre un sacré coup. Perdu, déboussolé, pendant le défilé, il demandait à ses connaissances quand avait lieu le marché de Noël ( ??) La vieillesse est vraiment un naufrage…

4 Bande d’enfoirés !
La plupart de nos parlementaires rechignent à dévoiler leur patrimoine. Réflexe de la classe sociale de la bourgeoisie qui méprise le prolétariat ! Prolétariat qui est la plus grande composante du peuple souverain. Peuple souverain à qui les élu(e)s de la nation doivent rendre des comptes. Mais ces
nantis, nervis du capitalisme, se contrefichent des citoyens. Ils ne voient qu’eux-mêmes, leurs petits nombrils, leurs clans foireux, leurs intérêts perso…
Quand un impécunieux va demander aux services sociaux une aide pour que sa famille puisse manger (dans ce cas on ne parle même pas de probité), aux banques rapaces un prêt et que ceux-ci lui demandent une tonne de papiers, de preuves, de garanties, de gages, n’est-ce pas du voyeurisme ?
Non là, pour eux c’est normal, les pauvres étant des tricheurs, comme dirait une adjointe du conseil municipal St-Ponais et néanmoins étiquetée socialiste.
Il faudra consoler Jaurès… Eux, ma bonne dame, à 80 % ils sont honnêtes, disent-ils, alors pourquoi s’intéresser aux 20 % ? L’omerta c’est tellement plus facile ! Pour une fois, nous pensons que François Hollande a raison et il est peut-être le seul de cette bande d’enflures à être lucide : la vertu doit être la règle qui régit notre République et il y a encore d’énormes progrès à faire, mais ceci est un (très modeste) début…
P.B.

5 Réunion publique sur le devenir du barrage de l’Ayrette
Saint-Julien le 18 avril 2013. 90 personnes dont le sous-préfet de Béziers, Jean Arcas et le ban et l’arrière-ban des maires de la communauté de communes Orb-Jaur.
Réunion houleuse. Les personnes présentes s’aperçoivent que le dossier est bouclé irrémédiablement pour des raisons, fallacieuses ?, de sécurité. Les travaux de démolition devront commencer le 1er août 2013*. Point barre. Circulez, il n’y a rien à voir ! Pas de plan B et tutti quanti. Propos du genre :
le 2 août le barrage s’écroule, la vague noie grave la vallée et le sous-préfet d’aller en prison (avec le sieur Arcas). Ils nous prennent pour des cons ! Arcassetoi, comme d’habitude, a menti, en laissant croire que des solutions alternatives étaient encore envisageables. Hypothèses caduques, l’état ayant
donné des délais très (trop) courts pour détruire ce barrage, patrimoine du piémont héraultais. Honte à ce satrape local qui a sacrifié le Nord de son canton par rapport au Sud : il a quand même trouvé 3 millions d’euros pour baigner les vignes de Roquebrun et a refusé un petit million pour sauver le barrage et l’irrigation des terres arables des alentours. Pour que de jeunes paysans , maraîchers, puissent s’installer,
il faut que les terres soient déjà irriguées, et non l’inverse, cher ami de la Chambre d’agriculture.
Les électrices et les électeurs devront se souvenir du coup de Jarnac du complaisant (avec qui ?) Jean Arcas. La lutte continue !
P.B.
*Ils ont dû avouer que l’appel d’offres n’était pas encore lancé, mais célérité est de mise pour ce dossier. Avec le
Marcory par exemple ? Marcory, pour mémoire, exécuteur des basses oeuvres du fossoyeur des Hauts-Cantons :
(l’arlésienne) Kléber Mesquida.
Repost 0
Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale - dans La commune
commenter cet article