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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 16:25

Publié le 6 juin


Hier dans la soirée un camarade anti-fasciste, militant de Solidaires Etudiant-e-s/Syndicats de Luttes, a été battu à mort par un groupe de fascistes à Paris.

La classe poli­ti­que, de la gauche jusqu’a l’extrême droite, fait mine de s’étonner et de s’indi­gner de cette vio­lence. La seule pers­pec­tive des orga­ni­sa­tions de la gauche par­le­men­taire est la dis­so­lu­tion des grou­pes fas­cis­tes, ce qui ne chan­gera rien à la vio­lence qu’ils pra­ti­quent. 
Manuel Valls a ainsi exprimé sa « totale déter­mi­na­tion à éradiquer cette vio­lence qui porte la marque de l’extrême droite ».

Nous n’avons rien à atten­dre de l’Etat bour­geois, qui pré­tend aujourd’hui, par la voix de son minis­tre de l’Intérieur, com­bat­tre les vio­len­ces de l’extrême droite. C’est la police de ce même Etat qui depuis des mois laisse pros­pé­rer les grou­pus­cu­les fas­cis­tes, réprime le mou­ve­ment anti­fas­ciste et anti­ca­pi­ta­liste, avec notam­ment la récente arres­ta­tion pré­ven­tive à Lyon de 25 anti­fas­cis­tes venus com­bat­tre les néo­na­zis, qui eux étaient pro­té­gés par la police « répu­bli­caine ». 
Nous devons, malgré la tris­tesse et la colère, dire de quoi ce fas­cisme est le nom.

En effet, la montée des vio­len­ces d’extrême-droite a tout à voir avec l’aggra­va­tion de la crise du capi­ta­lisme. Alors que le nombre de chô­meurs explose et que la pré­ca­rité est chaque jour plus criante, les ten­dan­ces diri­gean­tes des partis de gauche n’oppo­sent aucune résis­tance sérieuse à l’offen­sive en cours, quand elles n’y contri­buent pas elles-mêmes.

La montée de l’extrême-droite répond à une carence des grou­pes socia­lis­tes dans leur inca­pa­cité à com­bat­tre la logi­que du capi­tal. Le fas­cisme est la créa­ture mons­trueuse du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste, et nous devons affir­mer que la révo­lu­tion sociale cons­ti­tue la seule pers­pec­tive consé­quente posée aux grou­pes anti­fas­cis­tes.

Vouloir com­bat­tre le fas­cisme en deman­dant la « dis­so­lu­tion des grou­pes vio­lents » et en appe­lant au res­pect des lois démo­cra­ti­ques et de ses ins­ti­tu­tions est aussi vain que désar­mant pour notre camp. En effet, la dis­so­lu­tion ne peut qu’être une réponse cos­mé­ti­que et super­fi­cielle, lais­sant en l’état les causes sous-jacen­tes, réponse qui en outre s’est tou­jours his­to­ri­que­ment retour­née contre les grou­pes anti­ca­pi­ta­lis­tes et anti­fas­cis­tes. Nous tenons pour res­pon­sa­bles de ce crime, par­tout où ils se trou­vent, l’ensem­ble des mem­bres des grou­pes fas­cis­tes et leurs com­pli­ces objec­tifs.

Nous ne pou­vons comp­ter sur la police, au ser­vice de la classe domi­nante, pour nous pro­té­ger. Nous devons orga­ni­ser à la base notre auto­dé­fense en créant par­tout où c’est pos­si­ble des grou­pes de vigi­lance et de défense et en nous appuyant sur nos orga­ni­sa­tions pour les animer.

NI OUBLI, NI PARDON : ces atta­ques ne res­te­ront pas sans répon­ses ! Ne lais­sons pas la rue à la ter­reur, aux fas­cis­tes !

 

Rassemblement ce soir à 18H30 PLACE DE L’OPERA

FSE Lyon http://rebellyon.info/Clement-Meric-tue-fascistes.html

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:11
par Gilles Sainati (Articles), mardi 4 juin 2013, 00:23

 

 

 

L’Etat de droit, nous avons eu l’occasion de l’expliquer mille fois,  c’est autant  la protection du citoyen vis à vis des violences de son voisin que contre l’arbitraire de l’Etat et de ses procédures bureaucratiques. Pour aboutir à ce fragile équilibre qui permet de faire éclore la démocratie, l’intimité des citoyens et éviter de les considérer comme des sujets, nos démocraties européennes ont inventé le principe de légalité des délits et des peines. Celui-ci implique que l’on ne peut être condamné pénalement qu'en vertu d'un texte pénal précis et clair (en latin, Nullum crimen, nulla pœna sine lege). 

Cette sécurité juridique autorise à sanctionner des infractions précises  prévues dans un code pénal. Elle  prévoit des incriminations détaillées et ne sanctionne que des actes et non des comportements , encore moins des  éventuelles menaces.

 

La doctrine de la  police pro-active

 

Il n’y a jamais eu d’harmonisation des codes pénaux entre les états membres: la création d’un corpus juris  commun  à tous les états a toujours  eu du mal à décoller et ne concerne que les fraudes au préjudice de la communauté. Donc une impossibilité d’harmoniser un Etat de droit européen.Chaque Etat de l’Union conserve la définition de ses propres infractions.

 

Aussi, le troisième pilier de l’union européenne,  c’est à dire la coopération policière  et judiciaire en matière pénale qui constitue l’architecture institutionnelle de l’union européenne  ne concerne principalement que la coopération policière.(http://europa.eu/legislation_summaries/glossary/eu_pillars_fr.htm).

 

 

Dans ce contexte, il est rapidement apparu  en Europe un nouveau concept  pour lutter contre les menaces terroristes ou simplement  contre les comportements terroristes ou mafieux :  la doctrine de la police pro-active, c’est à dire le rassemblement d’informations à propos de faits répréhensibles qui pourraient être commis et leurs auteurs éventuels ou de situations à risques et des personnes qui pourraient être susceptibles d’y jouer un rôle actif...(http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ds_0378-7931_1997_num_21_4_1643).

 

 

Faire intervenir la police en amont dans les réseaux terroristes ou mafieux a toujours existé ( infiltrations, indics etc..) mais la notion de police pro active devient ici une logique proactive de surveillance et de contrôle: anticiper les évènements, repérer les délinquants potentiels avant même qu’ils n’aient envisager d’agir. Sera alors convoqué toute la ressource de la technologie ( vidéo surveillance, biométrie, surveillance du web) pour trier les potentiels suspects....Voir article Didier Bigo dans Identifier, catégoriser et contrôler. Police et logiques proactives » in Bonelli Laurent et Sainati Gilles, Pratiques et discours sécuritaires : la machine à punir », L’esprit frappeur, 2004, 390 p. (2nd edition, 1re ed 2001) p 56-88 ou http://www.hommes-et-migrations.fr/docannexe/file/1241/1241_04.pdf.

Plus besoin d’infractions établies, d’indices graves et concordants, les comportements suffiront à asseoir une culpabilité, une interpellation voire  une incarcération. On concocte des listes de potentiels individus supposés terroristes, de personnes indésirables sur tel ou tel territoire etc..Le résultat est la prison de Guantanamo dont il faut le rappeler dont le lieux a été choisi pour contourner le système judiciaire fédéral.

 

Tous suspects: Le projet INDECT

 

Dans ce contexte un programme européen  a été lancé en 2009 dénommé INDECT  est le projet de créer un système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain  et destiné à la détection automatique des menaces, des comportements anormaux ou de violence à partir des flux de données issues notamment des caméras de vidéo surveillance  ( analyse intelligente de la video) et du web (les sites Web, les serveurs de fichiers, les forums de discussions, les réseaux P2P, les ordinateurs individuels.).

 

Avec un financement initial à hauteur de 11 millions d’euros ( en hausse constante) ce programme s’étale de 2009 à 2014 et met en oeuvre la doctrine de police pro active. Selon des critères propres au système tel comportement, tel écrit sur le web, tel comportement sur la voie publique sera considéré comme suspect et l’objet d’une surveillance étroite.

http://alliancegeostrategique.org/2013/05/29/indect-vers-un-systeme-global-de-surveillance-europeen/

 

Pour les citoyens européens, plus de présomption d’innocence, ni d’infractions précises qu’il faudrait caractériser. La mise en réseau des caméras  de vidéo surveillance  avec les fichiers internet, et gouvernementaux servira à détecter les individus potentiellement dangereux avant même qu’aucun acte délinquant ne se produise.

 

Il fallait bien rentabiliser les caméras de video surveillance qui ne servent à rien pour lutter contre la délinquance... ( 400 000 caméras autorisées en France, chiffre à comparer avec le rapport de la Cour des Comptes 2011 qui conclue qu’aucune étude scientifique n’apporte la  preuve l’efficacité de la video surveillance pour prévenir des actes de délinquance).

 

 Une mobilisation européenne est en cours pour informer les citoyens des dangers que recèle ce projet (http://blogs.mediapart.fr/blog/stephanie-marthely-allard/090312/indect-le-mega-cyber-espion-europeen-pire-quacta).

 

Un cap conceptuel  a été franchi, celui de l’abandon programmé d’Etat de droit puisque l’intégralité de la population européenne va être soumise à une suspicion généralisée sur la base de critères non légaux, non votés par un parlement démocratiquement élu et non débattus devant des juges indépendants. 

Va apparaître rapidement une normalité européenne déterminée par un réseau central inter-connecté et garre à ceux qui seront considérés comme déviants.

 

Il ne reste plus qu’à mettre un Orban aux commandes de l’union européenne !

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 10:04

Comme à la grande époque de l'Irak ou de l'Iran, maintenant le lobbie Israelien fait savoir à tous a partir de pseudo preuves que la Syrie a utilisé des armes chimques, soit disant du gaz sarin !!

On nous prend vraiment pour des cons. 

Ils sont en train de pousser les gouvernements et les européens en particulier à se lancer à l'offensive contre la Syrie. En jeu : la défense du Golan, la poursuite de la colonisation Israelienne de la Syrie et du Liban. 

Cette Zone riche en ressources énergétiques qui font défaut à Israel .

Pendant ce temps, les destructions  de maisons palestiniennes continuent en Cisjordanie, les constructions Israeliennes prolifèrent. 

Nous lancons une demande auprés de l'UE visant l'inscription d'Israel sur la liste des organisations terroristes. 

Génocide, utilisation d'armes au phosphore, eugénisme, crime contre l'humanité. Violation des espaces aériens du Liban, stérilisation forcée et massive des femmes étrangères, vol et trafic d'organes sur les prisonniers palestiniens....

Les griefs ne manquent pas. 

Dés que le texte sera terminé, une pétition sera en ligne sur le site pétition publique. 

 

Nous ne manquerons pas de vous faire passer le lien. 

 

Ordure putride, saloperie d'Israel soutenue par les sionistes Fabius et consorts

 

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 10:02

PAR RACHEL KNAEBEL (3 JUIN 2013)

La France et d’autres États confient à des prestataires privés une partie de la procédure des demandes de visas. De la prise de rendez-vous au recueil des données biométriques, ce n’est plus à un fonctionnaire que l’on s’adresse mais à une société privée. Un marché monopolisé par quelques entreprises. Conséquences : hausse du coût pour les demandeurs et risques pour la sécurité des données. Avec la généralisation du visa biométrique et la privatisation des procédures, la possibilité de voyager et les flux migratoires seront-ils bientôt sous le contrôle des multinationales ? Enquête.

Lire la suite :

http://www.bastamag.net/article3075.html

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:59

Les députés votent l'amendement du gouvernement qui supprime la priorité au logiciel libre pour le futur service public du numérique éducatif

Paris, le 4 juin 2013. Communiqué de presse.

Les députés, lors de la seconde lecture du projet de loi de refondation de l'école de la République, ont voté en séance publique en faveur d'un amendement gouvernemental visant à refuser la priorité au logiciel libre pour le futur service public du numérique éducatif. L'April dénonce une manœuvre au service d'intérêts privés et au détriment de l'intérêt général.

Le Sénat, en première lecture, et la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale, en seconde lecture, avaient voté une disposition qui donne la priorité au logiciel libre et aux formats ouverts dans le futur service public du numérique éducatif (alinéa 7 de l'article 10). Malheureusement, le gouvernement, cédant sans aucun doute aux pressions de l'Afdel, du Syntec Numérique et de l'Afinef, avait deposé un amendement n° 359 vidant cette disposition de sa substance.

Lors de la séance publique ce mardi 4 juin vers minuit, l'amendement n° 359 a été soumis à la discussion puis au vote. Malgré le vote de la disposition initiale en commission des affaires culturelles et de l'éducation, Yves Durand, rapporteur de ladite commission, a émis un avis favorable à l'amendement du gouvernement arguant de difficultés juridiques et non politiques avec la formulation actuelle de l'alinéa 7 de l'article 10. Il a notamment expliqué que, selon l'argumentation de Vincent Peillon, inscrire la priorité au logiciel libre dans la loi serait contraire au droit européen de la concurrence. Nous serions ravis de lire l'analyse détaillée juridique appuyant cette affirmation. Car, pour le moment, le gouvernement procède par affirmations non étayées sur ce point.

« La priorité au logiciel libre introduite par le Sénat est parfaitement légale, et validée par le Conseil d'État dans sa décision du 30 septembre 2011. Nous demandons au gouvernement de publier une analyse juridique étayant ses propos » a déclaré Jeanne Tadeusz, responsable affaires publiques à l'April.

Les députés Barbara Pompili (groupe Écologiste), Laurent Grandguillaume (groupe Socialiste, républicain et citoyen) et Thierry Braillard (groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste) sont intervenus en défaveur de l'amendement du gouvernement. Ils ont demandé le maintien de la disposition initiale qui donnait la priorité au logiciel libre pour le futur service public du numérique éducatif.

Barbara Pompili a notamment expliqué que, face à la force économique des logiciels propriétaires, laisser se faire les choses ne suffisait pas. Les forces en jeu étant dissymétriques, il faut des politiques beaucoup plus volontaristes en matières de logiciels libres. Et l'alinéa 7 de l'article 10 en l'état était une petite avancée. Barbara Pompili a continué en expliquant que le retrait de la priorité au logiciel libre pourrait être vu par beaucoup comme une forme de soumission qui serait difficilement justifiable. Elle a fini en rappelant que les logiciels libres et les formats ouverts sont les seuls à permettre un accès égalitaire et pérenne aux ressources numériques et que promouvoir les logiciels libres c'est l'essence même de l'esprit de solidarité et d'égalité républicain.

« Nous ne pouvons qu'approuver les propos de la députée Barbara Pompili. La référence par le ministre Vincent Peillon à la circulaire Ayrault sur le logiciel libre est en effet un cache-sexe agité pour masquer le refus du gouvernement de mettre en place une politique publique donnant la priorité au logiciel libre » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

La vidéo des débats est disponible (à partir de 7mn20) ainsi que le compte-rendu.

L'amendement du gouvernement, soumis au vote, a été cependant adopté par les députés.

Avant ce vote, l'article 10 porte sur le futur service public du numérique éducatif et son alinéa 7 était rédigé ainsi :

« Ce service public utilise en priorité des logiciels libres et des formats ouverts de documents. »

Après le vote de l'amendement du gouvernement, l'alinéa 7 devient :

« Dans le cadre de ce service public, la détermination du choix des ressources utilisées tient compte de l’offre de logiciels libres et de documents au format ouvert, si elle existe. »

Le feuilleton continue cependant et la mobilisation doit se poursuivre. L'examen du projet de loi sur la refondation de l'école de la République se poursuit en séance publique à l'Assemblée nationale et sera ensuite examiné, en seconde lecture, au Sénat.

http://www.april.org/les-deputes-votent-lamendement-du-gouvernement-qui-supprime-la-priorite-au-logiciel-libre

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 10:10

REFORME   TERRITORIALE

POURQUOI ?  COMMENT ?  QUELLES  CONSEQUENCES ?

Conférence-débat

avec  Gérard SCHIVARDI  et  Michèle  DESSENNE

Samedi  15  juin  à  15  h

Béziers  Centro  espagnol  rue de la vieille citadelle

(Près de la Mairie)

 

La Révolution française a inventé et nous a légué une organisation territoriale qui, loin d’être un mille-feuille, ne comprenait que 3 niveaux : au rez-de-chaussée, 36.000 communes ; à mi-hauteur, une centaine de départements ; au sommet de la pyramide, l’Etat français. Cette organisation simple et efficace a fonctionné pendant 2 siècles à la satisfaction générale.

 0n a introduit récemment de nouveaux étages dans la pyramide: communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines, SCOT, pays, régions, etc. Pourquoi ? C’est que l’intégration de la France dans l’Union européenne et de l’Europe dans la mondialisation a déclenché une course au gigantisme. Aucune commune n’est jugée assez grande pour affronter la compétition européenne et mondiale . Même Paris serait trop petit et beaucoup exigent un grrrand Paris qui avalerait les départements limitrophes. Les départements, estimés eux aussi minuscules, devraient disparaître au profit des régions.  Et comme nos actuelles régions ne seraient que des poids plume elles sont invitées à fusionner entre elles. La France, bien que 5ème puissance économique de la planète, est priée de se fondre dans l’Union européenne laquelle se jugeant elle aussi trop petite travaille à s’élargir toujours davantage.

On ne voit aucune limite à cette folle course au gigantisme. Où nous mène-t-on ? Quelles conséquences  auraient la disparition des communes et des départements, la création d’eurorégions, la fabrication de métropoles tentaculaires ? Que deviendraient les zones rurales et même les villes moyennes satellisées par les métropoles ? Que deviendraient l’intervention des citoyens, la démocratie locale et les services publics locaux ?

C’est ce que nous examinerons avec Gérard SCHIVARDI Maire de Mailhac, conseiller général,  ancien candidat à la présidence de la République, un élu qui connaît bien les zones rurales et avec Michèle DESSENNE, porte parole du Mouvement politique d’émancipation populaire, qui vit en région parisienne et connaît bien les problèmes des mégalopoles.

Ne soyons pas comme ces bœufs qui se laissent docilement conduire à l’abattoir parce qu’ils ne savent pas où on les mène.  Elus ou simples citoyens, ne manquez pas cette conférence-débat et amenez vos amis.

 

                              Comité biterrois de résistance  tél 04 67 76 28 56

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 10:02

CNR

Il y a 70 ans, le 27 mai 1943, la création du Conseil national de la résistance : l'allégeance du PCF à De Gaulle et à l'ordre bourgeois

Le 27 mai 1943, dans un Paris occupé par l'armée allemande, les délégués de tous les mouvements de résistance, ceux des partis politiques opposés au régime de Vichy ainsi que ceux des syndicats, se réunissaient sur l'initiative de Jean Moulin. Il s'agissait, suivant le vœu de de Gaulle, dont Jean Moulin était le représentant en France occupée, de constituer un organisme officialisant le ralliement de l'ensemble des forces politiques au général réfugié à Londres. En particulier, cette réunion et la création du Conseil national de la résistance qui en découla, concrétisaient le ralliement du Parti communiste français à de Gaulle.

Le PCF, seul parti réellement présent dans la population et particulièrement dans la classe ouvrière, organisateur de différents mouvements de résistance et formé de militants nombreux et dévoués, donnait ainsi à de Gaulle le crédit nécessaire auprès des Alliés d'abord, de la population française ensuite, pour pouvoir prétendre incarner le nouveau pouvoir politique au moment de l'écroulement prévisible du régime de Vichy. Mais pour faire quoi ?

La peur de mouvements révolutionnaires

Au mois de mai 1943, la défaite de l'Allemagne se dessinait et, pour les états-majors et les hommes politiques bourgeois, il s'agissait de préparer la transition. Le souvenir de la fin de la Première Guerre mondiale était encore bien présent. En 1917, après trois années de guerre, les mutineries au front, les grèves à l'arrière, la colère et la haine des fauteurs et profiteurs de guerre, avaient conduit à la révolution en Russie, puis en Allemagne et en Hongrie, et dans nombre d'autres pays à de puissants mouvements contestant le pouvoir de la bourgeoisie. Ce souvenir venait d'ailleurs d'être ravivé, en mars 1943, par les grèves ouvrières d'Italie. Il fallait empêcher que la fin de la guerre entraîne de nouveau de tels mouvements révolutionnaires.

À la question générale du maintien de son ordre social, la bourgeoisie française ajoutait celle du maintien de son empire colonial, source d'une bonne partie de sa richesse. Passer du camp des vaincus, celui de l'Allemagne, au camp des vainqueurs, celui des États-Unis, et retrouver le statut de grande puissance pouvait s'avérer délicat.

Il allait falloir pour cela que l'État, son administration, son armée, soient capables d'assurer l'ordre après le retrait de l'armée allemande et la fin du régime de Vichy. Il allait aussi falloir continuer la guerre, faire repartir l'économie, intervenir immédiatement le cas échéant dans les colonies. Pour tout cela, de Gaulle avait besoin en particulier de l'allégeance du PCF et de son engagement à ne pas mener, à la fin de la guerre, une politique révolutionnaire. Staline, à la tête de l'URSS, avait assuré aux Alliés que les Partis communistes sous sa coupe collaboreraient au rétablissement de l'ordre bourgeois. Ceux-ci avaient d'ailleurs déjà largement montré, dans les années trente, leur rupture totale avec une politique révolutionnaire.

Le programme bourgeois du CNR...

Évidemment, rien ne pouvait se faire sous le simple mot d'ordre du retour à l'ordre ancien, ne serait-ce que parce que la guerre et son cortège d'horreurs étaient justement sortis de celui-ci. Il fallait, particulièrement pour le PCF, un programme, un discours permettant de prétendre que rien ne serait plus jamais comme avant. Le CNR allait donc établir un programme, adopté officiellement le 15 mars 1944, ne proposant rien moins que « l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ». Cela devait se faire par la nationalisation des transports, de l'énergie, d'une partie des finances ; l'existence d'une presse libérée des pressions financières ; la création d'un système de Sécurité sociale et de retraite ; une extension des droits politiques des peuples coloniaux.

Aux travailleurs qui avaient souffert du rationnement, on promettait une amélioration, non chiffrée et qui allait mettre des années à venir. Aux capitalistes, on annonçait « l'établissement d'un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d'occupation ».Pour une classe composée dans sa totalité et par nature de profiteurs de guerre ce n'était pas cher payé.

... et son application

Les nationalisations allaient être effectives après la fin de la guerre sous le gouvernement de de Gaulle auquel participèrent des ministres PCF. Mais, loin d'être une mesure « sociale », elles étaient une nécessité pour le redémarrage de l'économie capitaliste et eurent lieu dans tous les pays, en Europe comme au Japon. Les entreprises furent d'ailleurs payées rubis sur l'ongle à leurs propriétaires.

Pour tous droits politiques, les peuples coloniaux eurent dès le 8 mai 1945 les massacres de Sétif, en Algérie, puis encore près de vingt ans de guerres coloniales.

En France, les quelques mesures sociales, comme la mise en place de la Sécurité sociale, ne coûtèrent en fait pas grand-chose à la bourgeoisie et ne furent que le prix à payer pour donner l'illusion d'un progrès social et permettre au PCF de brandir cet alibi.

Dans ces conditions, l'union sacrée de tous les partis derrière de Gaulle pour éviter des troubles révolutionnaires, assurer la continuité de l'État et conserver l'empire, put fonctionner. Et, comme on peut le constater aujourd'hui aux coups qu'elles portent aux travailleurs, les « féodalités économiques et financières » dirigent toujours l'économie, et par là toute la société. Elles n'ont jamais été menacées, ni en 1945 ni après. Et elles doivent d'avoir coulé ces jours heureux, après avoir mis la planète à feu et à sang dans deux guerres mondiales, au fait que la classe ouvrière n'a pas contesté leur pouvoir politique. Par l'intermédiaire des Partis communistes et en particulier en France du PCF, le mouvement ouvrier a été domestiqué et mis au service de la bourgeoisie et de son État. Les prétendues « conquêtes de la Libération » ne furent que le maigre pourboire versé par la bourgeoisie aux appareils politiques et syndicaux encadrant les travailleurs, sous la forme de places dans ses institutions.

C'est ce reniement de toutes les traditions révolutionnaires, cet asservissement volontaire des partis et syndicats ouvriers, qui ont été présentés pendant soixante-dix ans comme un titre de gloire par les dirigeants du PCF et d'une partie de la gauche. Ceux-ci continuent de célébrer le Conseil national de la résistance et son programme comme l'exemple même d'une politique sociale. Mais, s'il démontre quelque chose, c'est surtout leur belle constance dans la tromperie à l'égard des travailleurs.

Paul GALOIS

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2339&id=41

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 14:09

Nous venons de découvrir un blog sur Béziers que vous pourrez consulter pour avoir des infos concernant les listes et les évenements qui secouent le milieu politique biterrois : les Bouillaques de Béziers. 

Apparemment, ils sont pas mal renseignés sur le PS...

On a bien rigolé en  lisant leur note sur Robert Ménard qu'ils surnomment "Jojo l'affreux". 

Il est certain que Béziers n'a pas besoin d'un ancien pion de la CIA capable de diriger une pseudo fondation au Qatar pour le fric. On ne fera pas l'historique de ce mec qu'il vaut mieux ignorer tellement il est écoeurant.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 14:02

La Commission de Bruxelles a envoyé sa feuille de route au gouvernement français, avec une austérité aggravée au programme.

A quoi bon continuer à voter si le modèle néolibéral est obligatoire?

En ouverture de son supplément géopolitique, Le Monde fait le bilan de l’euroscepticisme en vogue sur le vieux continent à un an du scrutin européen, avec cette question  : « Vers des élections anti-Europe ? » 

Visiblement, Le Monde n’a pas encore compris qu’on pouvait être critique vis-à-vis de l’Europe sans être anti européen. Depuis 2005 et la victoire du NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE), le quotidien de révérence aurait pourtant pu se renseigner. Passons.

 En l’occurrence, il faut rapprocher la question précédemment exprimée d’un autre titre du Monde  du même jour : « Bruxelles adresse à Paris la liste des six réformes à mener ».  Le secret de la fabrique des europhobes, le voilà. Il se résume très bien par le contenu du paquet cadeau adressé à la France, avec mode d’emploi, plan de montage et calendrier d’application, comme pour une cuisine achetée chez Ikea. 

Sauf que là, il s’agit de la politique économico-sociale de la France - une politique d’inspiration néolibérale très affirmée et qui va à rebours des choix exprimés par les Français lors des dernières élections. Pour faire simple, disons que les citoyens ont voté pour un Hollande de gauche et qu’ils se voient appliquer des choix dignes d’un néocon ayant débordé Sarkozy sur son aile réac. 

Les moulinets verbaux de François Hollande pour sortir des clous du traité Merkozy auront été vains. Rien n’a changé.  Une camarilla de bureaucrates engoncés dans leurs tabous idéologiques veut dicter ses choix à des peuples rétifs. On voudrait dégouter les européens du rêve européen que l’on ne s’y prendrait pas autrement.  

Sentant le piège, le Président de le République a retorqué que la politique de la France ne se décidait pas à Bruxelles, et que « la Commission n'avait pas à nous dicter ce que nous avons à faire». Certes. Mais François Hollande serait plus crédible s'il ne s'était pas déjà fortement inspiré des préceptes en vogue chez les gourous du néo libéralisme.  

Que trouve-t-on dans le petit mémo remis par nos amis Eurocrates en échange du délai supplémentaire accordé pour remettre à niveau les finances publiques ?

Le guide habituel du petit mécano austéritaire. 

En vrac : nouvelle réforme des retraites (avec le recul de l’âge de départ ou l’allongement de la durée de cotisation) ; baisse supplémentaire du « coût du travail » ; flexibilité de l’emploi aggravée ; déréglementation du modèle social. Bref, tout ce que l’on appelle chez ces gens là des « réformes structurelles », formule magique traduite d’une phrase limpide  par l’économiste iconoclaste Paul Jorion: « aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh ». On n’en est pas là, certes. Il y a de la marge. Mais dès lors que l’on s’inscrit dans la logique du libre-échangisme, de la mondialisation dérégulée, du diktat des banques, et du dumping salarial qui fait le bonheur des actionnaires, la broyeuse est en marche. 

Au passage, la Commission de Bruxelles donne un coup de chapeau aux dernières mesures du gouvernement Ayrault. C’est normal puisqu’elles sont directement inspirées du bréviaire orthodoxe, comme l’accord sur la « compétitivité » ou celui sur le marché du travail. 

Mais les Eurocrates en veulent toujours plus, afin de faire entrer à marche forcée la France dans un schéma correspondant aux canons du néolibéralisme, alors que ces derniers sont à l’origine de la crise. 

Il est en effet avéré que de telles recettes ne font qu’aggraver le mal. On sait que l’austérité, en tuant la croissance et en alimentant le chômage, tarit les rentrées dans les caisses publiques et aggrave les problèmes budgétaires. L’exemple des pays d’Europe du sud le prouve à foison. Celui de la France aussi, d’ailleurs. Mais les talibans de l’économiquement correct n’en continuent pas moins à prescrire leur potion maléfique. Ils sont secondés par leurs relais de l’intérieur, implantés dans l’appareil d’Etat, nonobstant leurs étiquettes officielles. Qu’ils soient de gauche ou de droite, ces grands esprits professent les mêmes théories et proposent les mêmes recettes. Avant que la Commission de Bruxelles ne fasse connaître ses desiderata, la Cour des Comptes, dirigée par Didier Migaud, socialiste Sarko-compatible, avait demandé d’urgence des « économies structurelles ». On connaît la musique. De son côté, dans sa lettre annuelle, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, aussi rigide que l’était Jean-Claude Trichet, dont il est le fils spirituel, développe des thèses voisines. Il dénonce le rôle néfaste du Smic, propose de raboter les retraites et de mettre au rebut de l’histoire ce qui reste du modèle social né à la Libération. 

Moralité : on peut célébrer l’anniversaire du Conseil National de la Résistance et préparer son enterrement en grandes pompes.

 le 30 mai 2013


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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:12

Constructions à Jérusalem-Est: les efforts de paix de Kerry "détruits"

RAMALLAH (Territoires palestiniens) — Le gouvernement israélien "détruit" les efforts du secrétaire d'Etat américain John Kerry pour relancer le processus de paix, a dénoncé jeudi le négociateur palestinien Saëb Erakat, après la confirmation de projets de construction dans des colonies de Jérusalem-Est occupée et annexée.

"Nous considérons que les dernières décisions du gouvernement israélien détruisent réellement et officiellement les efforts de M. Kerry", a déclaré M. Erakat à l'AFP.

Ce dernier a accusé Israël de suivre "un plan systématique pour détruire les efforts de Kerry, un plan qui comporte le renforcement de la colonisation, le déplacement des citoyens et des attaques de colons contre les terres palestiniennes".

Un porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réagi en soulignant que "le dernier projet de construction d'unités de logement à Jérusalem n'était pas nouveau", affirmant qu'il "a été republié pour des impératifs techniques et administratifs".

"Les Palestiniens continuent à chercher des prétextes pour échapper à des négociations de paix avec Israël", a estimé ce porte-parole, Ofir Gendelman, sur son compte officiel twitter.

Un porte-parole du ministère du Logement, Ariel Rosenberg, a indiqué à l'AFP qu'"aucun appel d'offres pour la construction de logements à Jérusalem-Est n'avait été lancé depuis la constitution du gouvernement (en mars) contre des appels d'offres pour plus d'un millier de logements l'an dernier".

Selon l'observatoire anticolonisation Terrestrial Jerusalem, une ONG israélienne, des contrats ont été signés pour 300 logements dans le quartier de colonisation de Ramot et 797 autres unités vont être proposées aux promoteurs immobiliers dans celui de Gilo, à proximité de la ville palestinienne de Bethléem, en Cisjordanie.

carte palestine

Ces développements, dont les plans avaient été approuvés à la fin 2012, se produisent moins d'une semaine après une nouvelle visite du secrétaire d'Etat américain dans la région pour tenter de redémarrer les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, bloquées depuis septembre 2010.

Ils surviennent alors que le gouvernement Netanyahu semble observer depuis plusieurs mois un "gel de facto" des appels d'offres pour la construction de logements dans les colonies, déploré par le lobby des colons au sein de sa majorité.

Le directeur de Terrestrial Jerusalem, Daniel Seidemann, a affirmé que ces annonces provenaient du ministre du Logement Uri Ariel, un colon, numéro deux du parti nationaliste religieux Foyer juif, ou de son entourage, et visaient à "forcer la main de Netanyahu".

"Cela ne veut pas dire que le gel est terminé, mais cela signifie que le ministre du Logement de Netanyahu s'efforce de parvenir à ce résultat", a analysé M. Seidemann.

Plus de 360.000 colons israéliens vivent en Cisjordanie occupée et quelque 200.000 dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est occupée et annexée.

Lors de sa récente mission régionale, John Kerry a exhorté Israéliens et Palestiniens à "prendre des décisions difficiles" pour revenir à la table des négociations.

"Il est clair que le statu quo n'est pas tenable à long terme (...). Au final, il faudra que les deux parties fassent preuve de leadership" pour parvenir à la paix, a plaidé le chef de la diplomatie américaine avant son départ le 24 mai.

Interrogé sur la politique de colonisation israélienne, M. Kerry a critiqué le projet du gouvernement de régulariser quatre implantations sauvages de Cisjordanie qu'il s'était engagé à démanteler, tout en estimant que cela ne devait pas empêcher une reprise des pourparlers.

Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies en territoire occupé sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien.

La direction palestinienne exige pour reprendre les négociations de paix un gel total de la colonisation israélienne et une référence aux lignes d'avant l'occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base de discussions.

M. Netanyahu appelle à des négociations immédiates sans "conditions préalables", en allusion à ces revendications qu'il récuse.

AFP le 29 mai 2013

 

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