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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 09:12

« Levez-vous, orages désirés ! », un des slogans du 22 mars (1968)


UN SEUL AVENIR : LA REVOLUTION

 

La violence des réactions à la timide tentative du gouvernement grec de mettre en place un référendum sur le plan d’austérité prescrit par ses créanciers dévoile un peu plus la guerre de basse intensité menée par la classe dominante contre les peuples. Il est vrai que la dernière fois que des Européens ont eu à s’exprimer sur des questions proches (ratification du traité de Constitution européenne en 2005), des refus cinglants s’étaient exprimés dans les urnes, quand les référendums n’avaient pas été tout simplement annulés. Cela n’avait de toute façon pas empêché les gouvernants de passer totalement outre ces manifestations de l’avis des populations. On te dit « non » une fois, et tu continues ?


Et d’entendre Lamassoure, député européen, annoncer à propos du référendum grec que l’on ne peut laisser « les grandes décisions économiques aux caprices d’un vote défouloir » (France Inter 1er novembre 2011). La messe est dite, s’il en était encore besoin, sur la vision dédaigneuse et autoritariste du « peule des élus », vis-à-vis des gens qui en chient.


Bien que peu portés sur la participation à des scrutins en régime parlementaire, le vote référendaire revêt tout de même un statut particulier pour nombre d’anarchistes. Il ne s’agit pas là d’une élection et du processus classique d’aliénation de pouvoir mais d’une consultation populaire, générale.
Et c’est si rare ! Ce qui est d’autant plus intéressant dans le cas grec, c’est qu’il semble que ce soit la puissance de la rue qui ait contraint le gouvernement à convoquer la votation citoyenne.
L’exemple grec et ceux qui vont suivre traduisent le glissement progressif vers des politiques de mise en tutelle de régions entières, sur le modèle de la mainmise du FMI sur l’Amérique latine dans les années 1970-1980.

Ces politiques ultra-libérales s’étaient développées à la faveur de l’écrasement
des peuples par des régimes dictatoriaux. L’Europe est en train d’inventer un modèle plus diffus de soumission.


Plus que jamais, la solidarité internationale doit être de mise entre celles et ceux qui refusent et
résistent.


OLS Chapancas Marseille, novembre 2011


Le saviez-vous ?


1 Rumeur d’un quidam de Frescatis : Tirladada !


La France va perdre son triple A en 2012 : Giulia, Carla et Nicolas. Et, à Saint-Pons où l’on fait toujours plus fort qu’ailleurs, un quatrième A va disparaître : Mesquida, qui a pour signe astrologique chinois le coq de bois (cela ne s’invente pas, note du plumitif). Un quidam de Courniou


2 Parc Naturel du Haut Languedoc (où ils nous prennent toujours pour des potirons !)


Le Parc a trois ambitions : préserver les patrimoines naturels, paysagers et architecturaux, changer les comportements pour « mieux vivre au pays » et dynamiser la vie économique et sociale en valorisant les patrimoines (Le magazine du département : L’Hérault n° 209 de janvier 2012).
Alors est-ce en imposant de force aux masses populaires rurales des centaines de mâts d’éoliennes
industrielles et des « fermes » solaires de dizaines d’hectares que l’esprit de la charte va être respecté ? Faudrait peut-être envoyer cette propagande mensongère à Daniel Vialelle, président du PNRHL
(reconduit par la grâce du sieur Mesquida. Pas de bol, mon pauvre Jeannot…) Sans doute ne connaîtil
pas les voeux pieux puant de tromperie de cette gazette ? La poste fonctionne si mal depuis qu’elle
est privatisée… P.B.

3 L’Hérault en mouvement (le même magazine du département)


Le département découvre les vertus du compostage rustique. Il vaut mieux motard que jamais, comme dirait le copain de Tropéano, le bon Affre, encore maire de Cébazan. C’est formidable d’enfoncer des portes ouvertes. Nous, les associatifs des hauts cantons, de l’Ouest de l’Ouest, suite au projet à la con Tanarès/Suez/Mesquida, prônons depuis 7 ans cette pratique pour traiter nos déchets (Association CoRus). Tous les élus ont l’air d’être convaincus de la nécessité de mener ce procédé, sauf ceux de notre païs. Tout simplement parce que l’orgueil démesuré de notre cacique local est blessé. Ce n’est pas lui qui a eu l’idée le premier et, de surcroît, il avait les couilles prises par la SITA (cf. l’ouvrage « L’affaire du Corbeau à St-Pons de Thomières », Editions La Cigale). Donc, à cause d’un seul bonhomme, nous avons perdu un temps précieux écologiquement, et beaucoup de tunes (nos poubelles partent toujours à Tataouine, à prix d’or). Mais il s’en fout le bougre, c’est le blé de la collectivité…

P.B.


4 Derniers voeux du maire (2 janvier 2012) ou encore : un grand moment de démocratie !


Moins de monde que les autres années. Sa garde de fer (rouillée) présente. Les conseillers généraux
vassaux du coin en rang d’oignon, les maires locaux et les conseillers municipaux à six pas.
Bis repetita placent. Insultes adressées à l’opposition présente, morgue affichée (classiques annuels).
Un seul moment d’humour de bon aloi : Mesquida s’est dit content de faire 100 % de satisfaits : « ceux qui ont voté pour lui et ceux qui jubilent de le voir partir », car suite à la loi du non cumul des mandats en vigueur au sein du PS, il ne sera plus ni maire, ni premier président du Conseil Général (mais cela est du recuit). A longtemps hésité, mais pour le bien du village, il s’est résigné, l’âme en peine, à se maintenir comme député (encore faut-il qu’il soit réélu !). Mais la soupe servie à l’Assemblée Nationale doit être la meilleure, n’est-il pas, camarade ? Mais Kléber
restera à St-Pons, car il nous aime. Un coup à avoir la larme à l’oeil et la paille au…


A la fin de son discours, bien torché dans l’ensemble, à part ses écarts verbaux, le bonhomme
avait « oublié » de parler du devenir de l’Hôpital (Pour mémoire, le rez-de-chaussée, au moins, ferme. Cf. les anciennes « La Commune »). A notre question : « Et l’hôpital ? », ce maire fielleux a explosé.

Invectives gratinées offertes à votre serviteur –On se demande qui a été victime, cher Josian ?- Du Sarkozy dans l’esprit du texte. Mais il n’a rien dit à l’assistance qui aurait aimé savoir quelle était son action concrète pour sauver l’hôpital qui mérite mieux qu’u messe votive ou la mise en berne d’un drapeau, comme pour le tribunal de St-Pons.
Mesquida a aussi certifié dans son « rapport moral », bilan des 17 ans écoulés comme premier magistrat de la commune, que la municipalité avait des finances saines, mieux qu’à son arrivée, juré, craché !... Mais le pèlerin n’aura pas notre quitus. Et pour l’an prochain, nous caressons l’espoir que l’ambiance sera moins plombée.

P.B.


Comme quoi les réactionnaires sont parfois lucides !

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Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale - dans La commune
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