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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:32

« Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes. » Slogan des Beaux-Arts en mai 1968

 

Encore et toujours (malheureusement) d’actualité « Sens-tu que les ouvriers*, qui produisent les richesses du monde, qui sont les créateurs de la civilisation et qui ont conquis toutes les libertés bourgeoises, sont condamnés à l’ignorance, à la misère et à l’esclavage ? As-tu compris que la cause principale de tous les maux qu’endure l’ouvrier*, c’est la misère, et que cette misère qui est le lot de tous les travailleurs dans le monde, est une conséquence nécessaire de l’organisation économique actuelle de la société, et notamment de l’asservissement du travail, c’est-à-dire du prolétariat sous le joug du capital, c’est-à-dire de la bourgeoisie ? » Michel Bakounine *aujourd’hui, le terme de « masses populaires » correspondrait mieux.

 

Le saviez-vous ?

 

1. Menace en puissance !

Début septembre, une boîte (AB solaire, Auvergne) vendant du solaire industriel est venue prospecter le Parc dit Naturel. Jusqu’à maintenant, nos élus, très liés (doux euphémisme) avec EDF Energies Nouvelles, ne répondaient pas aux sollicitations des autres multinationales, mais le seuil fatidique des 300 mâts étant atteint, ils risquent de répondre plus favorablement à leurs sollicitations. Les boîtes à fric chantent toutes une douce mélodie de sirène. Là, pour l’instant, nous sommes sur de petits projets individuels : panneaux sur le toit des maisons, sur ceux des entreprises, voire sur des friches industrielles, mais en aucun cas sur des terres arables (ce qui serait le cas pour la boîte citée au début de cet article). Restons vigilants ! Et comme dirait notre camarade chef de gare : « Un train peut en cacher un autre !»

2. Réunion du conseil communautaire du 14 septembre 2016

Anciens bâtiments d’Ardouane : La Com’com (sauf un valeureux) est prête à les vendre à n’importe qui (même à un charlot qui n’a jamais tenu ses promesses), à n’importe quel vil prix, et pour en faire n’importe quoi*, et ce pour dégager sa responsabilité. Manœuvre vraiment pas très glorieuse. Une fois de plus, le bien public (notre bien, et pas le leur) va être sacrifié pour quelques cacahuètes. Comme dirait notre barde, ces élus n’aiment vraiment pas le païs, dont pourtant la pupart sont issus. Et lors de cette pitoyable discussion, Robert Tailhades, provocateur, a déclaré : « Y en a qui ont une imagination débordante. » C’est vrai que ce n’est pas vraiment son cas à lui « qui est plutôt bas du plafond. » * Couper un majestueux séquoia cèdre, au moins bi-centenaire, planté avant la construction de l’ancien monastère des Bénédictines du sacré cœur de Marie en 1867, érigé en abbaye en 1870, devenu petit séminaire en 1907 et maison Saint-Benoît d’Ardouane tenue par des frères lazaristes, puis école libre à partir de 1953. Ecole d’où sortirent nombre de nos petits intellectuels locaux. Mais que font ceux-ci pour sauver leur (notre) patrimoine ? Roger Peyrefitte, auteur des « Amitiés particulières », et ancien de la boîte, reviens ! Il faut protéger l’Arbre, symbole des forces de la vie, du pouvoir de matérialisation, de construction et de développement… (ainsi que les vieux châtaigniers, platanes, tilleuls qui ornent l’entrée de feu la chapelle de l’école).

3. Mais qui est ce con de maître d’ouvrage ?

Des travaux étaient en cours sur la route de la Gare et dans « l’espace Gallien », et ce à la hauteur du LP Jacques Brel. Cela représentait un très fort danger potentiel pour les jeunes. Pourquoi ne pas les avoir faits pendant la période des congés scolaires ? Si un pépin était arrivé, les Autorités, la main sur le cœur, et la bouche en cul de poule, auraient dit que c’est la faute à pas de bol… Plus nul tu meurs…

4. Rectificatif

Dans la « Commune » n° 293, article n° 7, nous disions qu’il fallait retirer les cartes de chasse au 18, rue Villeneuve à St-Pons. Il fallait lire 18 bis.

5.  A ne pas manquer

Retour brillantissime de Marc Soulignac à Saint-Pons dans « Un pays pour Laura » (spectacle lyrique) : la samedi 19 nov. 2016, en la salle de Ponderach. Malade, depuis les élections municipales, le bon Marc nous avait privé de sa faconde et de son talent. Nous supputons qu’il a fini sa convalescence, puisqu’il a pu se glisser par la fenêtre alors qu’il était sorti par la porte… De surcroît, il est sponsorisé par le Pays Haut Languedoc et Vignobles et par le Conseil Départemental, ce qui lui permettra de manger à sa faim pendant quelques mois… Le métier de comédien est scintillant et remarquable, mais parfois très ingrat et ne nourrit pas toujours son homme (ou sa femme)…

6. Une brioche pour le président (Midi Libre du 29 sept. 2016)

Après avoir écumé toutes les caves Coop, les cantines scolaires, maintenant notre bon Mesquida, président du département, se fait offrir des brioches. Pourtant, comme nous tous, les plus de 50 ans, la brioche, il la porte en permanence, devant, comme le ventral des troupes aéroportées…

7. La tartufferie d’Arcas (Midi Libre du 30 sept. 2016)

« Tout le monde sait bien et l’administration en premier que la situation de la Com’com d’Orb Jaur est saine. » (Arcas). Le gonze a tous les défauts. Comme Pinocchio, son nez s’allonge de jour en jour. Lis le rapport de la Cour des comptes, pomme ! et tu verras que ce n’est pas du tout son avis… Quant à ta candidature à la grande com’com, la messe n’est pas encore dite, cher camarade !

8. Le diocèse de Pamiers en repentance (La Dépêche du 23 sept. 2016)

Cette église demande pardon pour le massacre des Cathares, d’il y a 800 ans. Bof ! cela ne mange pas trop d’osties… Les cathos et leur clergé nocif feraient mieux, pieds nus, en chemise de nuit et la corde au cou, de demander pardon pour leur collaboration éhontée (pas de tous, mais quand même de la grande majorité) pendant l’occupation nazie, et, aujourd’hui, pour la non-dénonciation des prêtres pédophiles et déchets de notre société… Ils devraient aussi se battre très dort la coulpe, à s’en péter la rate… « Résistance se conjugue au présent » Lucie Aubrac Le film des Mutins de Pangée, « La Cigale, le Corbeau et les Poulets » est le complément du livre « Garde à vue », l’Affaire du corbeau à Saint-Pons, qui expliquait pourquoi et comment on en était arrivé à cette triste bavure. L’arrestation et la garde à vue des membres de la cellule communiste libertaire, rurale et altermondialiste (ainsi que de plusieurs démocrates et associatifs), est le point de départ du film. La suite est le récit du combat quotidien que livre ce groupe contre l’autorité au service du Capital… Autorité personnifiée par le député césariste et cumulard, ancien maire de Saint-Pons et aujourd’hui président du Conseil départemental, le bon Kléber Mesquida, qui est le seul à se croire socialiste… P.B.

Mise au point

Beaucoup s’étonnent et regrettent (nous aussi…) qu’il n’y ait pas eu d’avant-première du film « La Cigale, le Corbeau et les Poulets » à Saint-Pons. Le gérant de la salle de cinéma, a priori, n’ose pas le passer avant sa sortie nationale, en janvier. Pour mémoire, le cinéma est sous la coupe de la com’com. Ceci doit expliquer cela.   P.B.

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Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale - dans La commune
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