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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 19:22

« Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent »

Henri Queuille, radical-socialiste, souvent ministre et président du conseil pendant la 3ème et la 4ème républiques

Bouffon

Kléber Mesquida, super cumulard, est vraiment le prototype du politicien fanfaron et menteur, que l’on n’aime pas et que les électeurs ne supportent plus ; Un exemple :

Le 6 juillet 2016, dans le Midi Mibre, il se déclare vent debout contre le 49.3 de Valls (imposition éhontée de la nouvelle loi scandaleuse sur le travail). Notre Kléber parle à juste titre de censure, de diktat, et espère un changement de gouvernement en réclamant la tête du même Valls. Belle et correcte posture de notre député. Mais le lendemain, il ne vote pas la motion de censure de gauche qui aurait pu faire tomber le gouvernement (il manquait deux voix, dont la sienne). A Montpellier, il joue les matamore, mais à Paris il se dégonfle piteusement… parce qu’on ne renverse pas la table lorsque la soupe est bonne…

Mesquida est coutumier du fait : en 2005, il appelait à l’ouest de l’ouest à voter non au référendum sur la constitution Giscard, et à Montpellier, il votait oui, sur l’ordre de son ex-compère Navarro, celui-là même qui vient d’être condamné à de la prison avec sursis et une amende pour avoir « mangé trop de pizzas », mais qui, scandaleusement, est toujours sénateur peu ou prou P.S.

Pierre Blondeau

Le saviez-vous ?

1 Souvenirs, souvenirs !

Anne-Yvonne Ledain, député PS Montpelliéraine, trouve formidable, elle, que Valls ait employé le 49.3 contre l’avis de tous. C’est son avis. Dans les Hauts-Cantons, cette dame a une très mauvaise image : en 2005, lors de la campagne des régionales, Frêche, après une réunion très houleuse à Olargues (les « Patanarès » étaient entrés de force dans la salle a priori réservée aux élus) avait fui lamentablement en voiture, de peur d’être fait prisonnier ? Anne-Yvonne Ledain, à l’époque porte-gamelle, avait été oubliée par le monarque péteux. Et nous revoyons toujours cette pauvre malheureuse courant en talons hauts dans le gravier, comme une bête traquée, derrière la voiture du maître indigne. La voiture avait fini par s’arrêter et par récupérer cette députée qui sera toujours pour nous la honte incarnée. P.B.

2 Forfaiture et indignation

Le conseil municipal de Rieussec a voté contre le projet éolien Riols 2, mais Alain Mouly, maire de cette commune, en séance de conseil communautaire, a voté pour, en solidarité et au vu des retombées financières. C’est ce qui s’appelle, trivialement, cracher sur la gueule de ses conseillers municipaux (élus par le peuple souverain). De plus, c’est un abus de pouvoir. Comportement malheureusement impuni d’un petit caporal local. NB : pour le même vote, le maire de Pardailhan a préféré s’abstenir, car son conseil municipal n’avait pas encore pris position. Attitude bien plus digne.

3 Enfin une bonne nouvelle !

Défilé des pompiers le 14 juillet à Saint-Pons. Notre bon Kléber, coincé comme une bleusaille, était dans la voiture de tête du convoi, confiscant la place du maire. Une habitude et faute du protocole. Mais, a priori, d’après ses dires, ce sera la dernière fois. Il caresse l’espoir de défiler l’an prochain à Montpellier en tête des troupes à pied (Note du plumitif : pas bon pour ceux qui ont mal en bas du dos et qui n’ont jamais de leur vie porté le casque lourd).

4 Consigne du préfet d’annuler toutes fêtes après la tuerie de Nice

Certains maires ont pris leurs responsabilités (Prémian, Ganges…) et n’ont pas annulé les festivités prévues, pour ne pas faire le jeu des furieux. Honneur à eux ! D’autres ont cédé à la facilité, aux sirènes de la préfecture veule et n’ont pas fait preuve de beaucoup de vaillance. Dommage pour les habitants de ces communes…

5 Arrêté municipal du maire d’Albine (81) en date du 6 juillet 20016

Le cas présent étant sa première expérience en la matière, le gonze est complètement décalé dans ses propos : il parle de camping pour interdire la Zone ad hoc, et pourquoi pas de G.O. du Club Med pour décrire les Zadistes et de chantier de jeunesse pour brosser la Zone à Défendre (Sales). Avec des élus aussi nuls, Sales aurait tout intérêt à demander son indépendance pour devenir une commune à part entière et gé- rer elle-même son propre avenir (ce qui a failli se faire au cours des deux derniers siècles).

6 Les flics se trompent de cible

Ils veulent nous faire croire que leur principale mission est de protéger les masses populaires. Que nenni ! Exemple : Au Bataclan, à Nice, ils étaient en sous-effectif et l’effet de l’état d’urgence était bidon. Par contre, pour évacuer les ZAD d’Agen et de Bure, ils étaient 500 pour à peine trois dizaines de Zadistes dans les deux cas ! Et dernièrement, à la manifestation locale anti-éoliennes industrielles d’Albine, plus de trente gendarmes, dont un chef d’escadron. Et un groupe de « robots-cops » étaient présents pour matraquer une cinquantaine de militantEs. Donc les bleus ne sont là que pour défendre les inté- rêts des multinationales, du capital et non pas pour servir le peuple souverain. Pour information, trente gendarmes, cela représente un peloton, généralement commandé par un sousofficier supérieur, un major, voire un lieutenant. Un commandant (4 galons horizontaux), appelé chef d’escadron ou de bataillon, commande une ou plusieurs compagnies, soit entre 150 et 450 militaires. Alors, que faisait ce chef d’escadron à Albine ? N’avait-il pas confiance en ses gradés, qui ne seraient que des branques ? Sa mission était-elle si importante aux yeux de ses supérieurs qu’il s’est senti obligé d’être là ? Ou n’avait-il rien d’autre à foutre ?… Quoi qu’il en soit, sa présence était « chelou » et dispendieuse. Au final, nous ne sommes pas prêts à leur faire des bisous, comme Renaud ou autres simplets, lors de nos rencontres. P.B.

Les Zadistes ont, à tort, une mauvaise réputation : comme ils s’opposent à des projets de multinationales, dont l’objectif bien connu est la recherche du profit, sans souci de l’humain et de la nature, Ils sont « massacrés » le plus souvent par les médias. En réalité, ils ont des idéaux élevés. Ils vivent souvent en communauté : c’est plus facile pour des personnes ayant eu des difficultés dans une société hostile. Il s ‘appellent tous Camille. ZAD (Zone A Défendre) est le label utilisé par des militants qui s'opposent à la réalisation de projets considérés comme inutiles, dangereux, coûteux, nuisibles à l'environnement, etc. L'objectif est de paralyser les projets en organisant des foyers de résistance avec une occupation physique des sites de travaux. C'est notamment le cas dans la lutte contre les projets d'aé- roport à Notre-Dame-des-Landes (LoireAtlantique), de barrage de Sivens (Tarn),… Les zadistes sont les personnes engagées dans une ZAD et qui l'occupent. Leur fonctionnement est horizontal, sans porteparole. Autonomes, ils peuvent s'installer dans la durée sur un site ou circuler d'un site à un autre, en fonction des besoins. Les zadistes militent en parallèle aux associations classiques de luttes contre les projets, qui elle, mènent un travail classique de contre-expertise, de recours.

A la ZAD d’Albine, le vendredi 22 juillet, le croirez vous?, les gendarmes sont venus, à 6 heures du mat., à 40 (quarante!) pour appréhender un zadiste, alors qu’autour de ce Zadiste, à ce moment-là, il n’y avait qu’une petite dizaine de ses camarades, filles comprises ! Très courageux !

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Published by Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale - dans La commune
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